Les conclusions de la présidence sur les paiements directs soutenues par la majorité des États-membres
La présidence tchèque a déployé ses derniers efforts en vue de la négociation de l’une de ses grandes priorités et présenté une version ambitieuse des conclusions, soutenues par une grande majorité des États-membres, sur l’avenir de la PAC, et notamment le système des paiements directs après 2013. Les conclusions de la présidence ont envoyé un signal politique clair sur la nécessité de réviser le système actuel sans pour autant donner d’indications sur sa physionomie réelle à l’avenir ou les perspectives financières pour la prochaine période.
La présidence tchèque a rempli avec succès son engagement prioritaire d’entamer et de conduire une discussion ouverte et impartiale en vue de définir un ensemble de sujets devant être pris en considération au moment de façonner la future Politique agricole commune. Les ministres ont apprécié l’espace consacré à cette question tout au long de la présidence et en particulier lors de la réunion informelle de Brno. Les États-membres se sont entendus sur le fait que le système actuel des paiements directs ne garantit pas une répartition juste et transparente de ces paiements et que tous les pays sont intéressés par l’existence d’une Politique agricole commune forte.
« Les conclusions soulignent la nécessité de poursuivre consciencieusement les discussions sur la fonction et le rôle que le système des paiements directs doit jouer, quel qu’il soit à l’avenir », explique le ministre tchèque de l’Agriculture, J. Šebesta. « L’objectif est d’améliorer le système des paiements directs de façon à ce qu’il puisse réagir aux changements et aux défis de l’agriculture après 2013 ». Selon le ministre J. Šebesta, un élément essentiel est l’accent mis dans les conclusions sur le fait qu’il est nécessaire de poursuivre les discussions et de soumettre le système des paiements directs à une analyse détaillée.
« Le texte de compromis proposé par la présidence a été soutenu par vingt et un États-membres, ce qui est un signal important », estime le premier adjoint au ministre de l’Agriculture, Ivo Hlaváč. « Il ressort clairement des discussions que les futurs paiements directs doivent être justes, efficaces, facilement réalisables et mieux justifiables aux yeux du public ».
Lors de la réunion de lundi, les États-membres ont également renforcé leur engagement essentiel issu du « Health Check », à savoir celui d’égaliser le niveau des paiements directs aux agriculteurs à travers l’UE.
« Certaines délégations n’étaient toutefois pas prêtes à participer au dialogue constructif conduit par la présidence et par ailleurs à soutenir le très large compromis du Conseil. Il s’agissait d’ailleurs des mêmes délégations que celles qui appellent depuis longtemps à une discussion ouverte et impartiale », a souligné le ministre J. Šebesta. Il est dommage, d’après lui, que les agriculteurs n’aient pu recevoir un signal clair et unanime concernant leur avenir.
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- Tereza Dvořáčková, porte-parole du ministère de l’Agriculture
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Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:18