Le milieu entrepreneurial

Suite à la transformation structurelle de l’économie et du cadre institutionnel dans les années 1990, l’environnement des entreprises en République tchèque est désormais quasiment stabilisé. Son niveau est aujourd’hui tout-à-fait comparable à celui des autres pays de l’Union européenne (UE) dont elle partage depuis le 1er mai 2004 le marché intérieur commun.

Formes juridiques des entreprises

L’activité des travailleurs indépendants, comme celle des grandes sociétés, a connu un épanouissement remarquable. Il est possible en République tchèque d’entreprendre soit en qualité de personne physique - entrepreneur, soit sous la forme d’une entité artificiellement créée - personne morale. L’exercice de l’activité en tant que personne physique est soumis à la simple obtention d’une autorisation professionnelle, la licence de travailleur indépendant. Les formes de personnes morales sont analogues à celles existant dans la majorité des autres États européens : société anonyme, société à responsabilité limitée, société en nom collectif, société en commandite, coopérative, association. Leurs règles et conditions de fonctionnement sont également dérivées de celles généralement en vigueur dans la plupart des pays de l’UE.

Le système fiscal

Dans ses grandes lignes, le système fiscal de la République tchèque se rapproche des systèmes existant dans la plupart des pays développés, notamment européens. De même, les normes de comptabilité ont été adaptées aux règles applicables dans toute l’UE, ce qui ne fait qu’accroître la possibilité d’une coopération européenne. La République tchèque a en outre conclu des accords avec un grand nombre d’États en vue d’éviter les doubles impositions portant sur les dividendes, les intérêts et les tantièmes. Les recettes fiscales proviennent à part à peu près égal des impôts directs et indirects. Au titre des impôts directs sont prélevés l’impôt sur le revenu des personnes physiques, l’impôt sur le revenu des personnes morales, la taxe foncière, la taxe sur le transfert de biens immobiliers, la taxe routière, les droits de succession et l’impôt sur les donations. Les impôts indirects incluent en particulier la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les droits d’accise et les droits de douane.

L’impôt sur le revenu des personnes physiques est prélevé au taux unique de 15 %. Il pèse sur les revenus des salariés et des travailleurs indépendants. Le taux de l’impôt sur le revenu des personnes morales s’élève à 21 %. Le processus de réduction progressive des taux fiscaux, lancé en 2003, se poursuit. Les fonds d’investissement et les sociétés d’investissement sont soumis au taux réduit de 5 %. La taxe foncière est prélevée sur les terrains et bâtiments et la taxe routière pèse uniquement sur les véhicules utilisés dans les entreprises ou destinés à une utilisation professionnelle. La taxe sur le transfert de biens immobiliers s’élève à 3 % et est à la charge du vendeur. Toute société immatriculée en République tchèque dispose de la possibilité d’acquérir sans restriction des biens immobiliers. L’achat ou la cession d’un bien immobilier doit être enregistré uniquement auprès du bureau du cadastre compétent.

La taxe sur la valeur ajoutée a fait l’objet d’une harmonisation avec les normes applicables dans l’UE. Elle pèse sur la grande majorité des services fournis en République tchèque ainsi que sur les biens importés. Son taux normal est de 19 % et son taux réduit de 9 %, la plupart des biens et services étant soumis au taux normal. Les droits d’accise ont également été harmonisés avec les directives européennes en vigueur ; ils pèsent sur les huiles minérales, l’alcool, la bière, le vin et les produits à base de tabac.

La situation dans le domaine des investissements

L’attractivité des investissements en République tchèque repose non seulement sur sa position géographique favorable (proximité des marchés de l’Est), mais aussi sur la qualité de ses infrastructures. Les investisseurs apprécient autant la protection satisfaisante des investissements que le système d’incitations à l’investissement mis en place. De nombreux autres facteurs contribuent par ailleurs à la création de conditions favorables à l’investissement. Outre la stabilité politique et économique du pays, il s’agit par exemple de l’absence de discrimination. Aux termes de la loi tchèque, les sujets étrangers et tchèques sont en effet égaux à tous niveaux, que ce soit en matière de protection des droits de propriété ou d’incitations à l’investissement. La République tchèque est membre de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) et a signé un grand nombre de traités bilatéraux dont le but est de stimuler et de protéger les investissements étrangers.

Les droits de propriété sont également très bien protégés en République tchèque. Le pays est en outre signataire des traités internationaux concernant les droits d’auteur. La législation existante assure ainsi la protection de toutes les formes de propriété, y compris des brevets, des droits d’auteur ou encore des marques. En ce qui concerne la distribution et l’expatriation par les filiales tchèques de leurs bénéfices au profit de leurs sociétés-mères situées à l’étranger, il n’existe aucune restriction hormis l’obligation, pour les sociétés anonymes et les sociétés à responsabilité limitée, de constituer le fonds de réserve obligatoire et de payer les retenues d’impôts.

Secteurs clés

La République tchèque s’efforce activement d’encourager les investissements dans les secteurs à haute valeur ajoutée parmi lesquels figurent l’industrie automobile, l’industrie aéronautique, la mécanique de précision, l’électrotechnique et l’électronique, la génomique et les biotechnologies (sciences de la vie), la technologie médicale, les services stratégiques, l’informatique et le développement de logiciels. Ces secteurs s’appuient notamment sur une riche tradition industrielle, sur des écoles d’enseignement technique de qualité ou encore sur l’excellente maîtrise des langues étrangères de la population tchèque.

Les moteurs de croissance de la décennie actuelle sont différents de ceux qui dominaient encore dans les années 1990 en termes de volume de production et de recettes. L’industrie tchèque est ainsi désormais « plus légère », ayant fait glisser ses activités vers les secteurs à haute valeur ajoutée. Presque un tiers des employés de République tchèque, soit presque 1 300 000 personnes, travaille actuellement dans l’industrie, dans quelque 150 000 entreprises. Mise à part l’industrie automobile, qui contribue aujourd’hui significativement à la croissance économique de la République tchèque, le secteur chimique et pharmaceutique se révèle également très ambitieux. Il emploie actuellement environ 120 000 salariés.

La renommée de la République tchèque dans le secteur automobile découle du fait que sur son territoire est basé l’un des trois constructeurs automobiles les plus anciens au monde. Les principaux atouts dont dispose actuellement le secteur de la construction automobile sont les compétences exceptionnelles des techniciens tchèques et les solutions innovatrices qu’ils proposent, ainsi que le niveau compétitif des charges de fonctionnement. L’un des grands secteurs fonctionnant en amont de la construction automobile est celui de la fabrication de produits en plastique, segment qui alimente en produits semi-finis également tous les autres secteurs industriels. Le secteur de la mécanique high-tech correspond essentiellement à celui de la mécanique de précision et notamment à la fabrication d’outillages (machines à découper, machines de façonnage des métaux) et d’équipements mécaniques. La fabrication de machines permettant l’usinage des métaux est en République tchèque une tradition vieille de plus de cent ans.

La République tchèque offre en outre de nombreuses opportunités dans le secteur de l’industrie microélectronique et électronique, que ce soit pour l’implantation d’usines de production, de centres de design, la constitution d’entreprises en alliance avec des sociétés tchèques, ou même pour assurer la production de produits finis dans les chaînes de production tchèques déjà existantes. L’industrie électronique et microélectronique, avec ses 180 000 salariés, fait partie des deux plus grandes industries du pays.

La localisation de services stratégiques en plein centre de l’Europe offre, entre autres avantages, des solutions accessibles à un coût très compétitif. La République tchèque demeure le marché des technologies de l’informatique le plus avancé en Europe centrale et les compétences informatiques des consommateurs tchèques, en constante croissance, offrent des opportunités en termes d’affaires aux petites entreprises tout comme aux traditionnels grands fournisseurs de technologies. Dans les projets qualifiés de services stratégiques figurent notamment les centres spécialisés dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), les centres de développement de logiciels, les centres d’appel, les centres de réparation Hi-Tech et les centres de services partagés (shared service centers).

Science, recherche, éducation

Conscientes du potentiel innovateur des Tchèques et du grand nombre de diplômés issus de l’enseignement secondaire et supérieur, les sociétés internationales sont de plus en plus nombreuses à lancer en République tchèque leurs activités de recherche scientifique et d’innovation.

Les chercheurs tchèques sont mondialement reconnus pour leurs inventions et leurs approches novatrices dans nombre de disciplines scientifiques. Les laboratoires tchèques réalisent ainsi des découvertes brillantes et pragmatiques - de l’ordinateur commandé par le mouvement des yeux pour les handicapés physiques aux nouvelles méthodes d’investigation policière en passant par le dispositif de fabrication de nanofibres, les médicaments les plus modernes de lutte contre le SIDA, le cancer ou l’hépatite B. À l’heure actuelle les chercheurs tchèques sont présents dans de nombreuses équipes qui contribuent au développement de technologies clés. Les chimistes tchèques en particulier, dont la renommée et les résultats sont incontestables, comptent parmi l’élite mondiale des chercheurs.

En plus des programmes habituels de l’UE développés pour soutenir la science et la recherche (par exemple le 7e programme-cadre ou le Programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation - PIC), un certain nombre d’institutions nationales proposent en République tchèque des programmes de soutien de la science et les subventions y afférentes, qu’il s’agisse par exemple de l’Académie des sciences de la République tchèque ou des différents ministères offrant également de nombreuses subventions.

Les résultats des exportations

La stabilité de l’économie tchèque se traduit ces dernières années par un solde positif du commerce extérieur et un renforcement continu du taux de change de la monnaie nationale. Avec le recul se révèle important le fait qu’au moment de la transformation de l’économie centralement planifiée en une économie de marché après 1989, les entreprises privées ont su s’adapter pour trouver des solutions permettant de remédier à la quasi-disparition des marchés d’Europe orientale et des autres pays placés sous influence soviétique. Les produits tchèques, grâce à leur qualité croissante, ont ainsi également conquis les exigeants marchés ouest-européens et mondiaux, sur lesquels ils parviennent à maintenir leur grande compétitivité.

C’est surtout le commerce intracommunautaire, à savoir les échanges commerciaux avec les pays de l’Union européenne, qui se développe avec succès : il contribue au chiffre d’affaires total à hauteur de presque 80 %. L’excédent commercial des échanges avec l’UE a atteint en 2007 presque 415 milliards de CZK, compensant ainsi les gros déficits enregistrés par le commerce avec les pays non européens (174 milliards de CZK, soit environ 6,3 milliards d’EUR), avec la Communauté des États indépendants – CEI (63 milliards de CZK, soit environ 2,3 milliards d’EUR) et avec les économies en développement (53 milliards de CZK, soit environ 1,9 milliards d’EUR). Au niveau des pays, l’Allemagne conserve sa place de premier partenaire commercial (plus de 30 % des exportations tchèques) devant la Slovaquie (environ 9 %).

Disposer d’un commerce extérieur développé constitue de nos jours l’une des conditions fondamentales permettant l’évolution économique positive de la République tchèque. L’exportation de biens et de services a une incidence positive sur l’accroissement de la compétitivité des entreprises nationales, la réduction du taux de chômage, la croissance de la productivité du travail ainsi que sur l’accélération des processus d’innovation.

Le monde tchèque de l’entreprise se trouve actuellement incontestablement sous le signe d’une nouvelle internationalisation : constitutions de succursales à l’étranger, fusion avec la concurrence, externalisation de la production et augmentation de la valeur ajoutée dans les sociétés utilisant la gestion par procès. Tous les intervenants du marché, y compris les créateurs de son cadre institutionnel, prennent conscience du fait que la compétition porte non seulement sur la qualité des biens et des services mais aussi sur la qualité de la formation, des services publics et des conditions créées pour l’activité des entreprises au sens le plus large.

Liens :

  • Tendances et spécificités des différents secteurs :
Les experts de l’agence gouvernementale CzechInvest sont à la disposition des investisseurs pour leur fournir des informations détaillées ainsi que pour les assister dans la réalisation de leurs investissements: www.czechinvest.org/en

Dernière mise à jour : 16.8.2011 16:02

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