Opportunités commerciales en République tchèque

C’est avant tout un fort dynamisme et la réduction de certains déséquilibres économiques nationaux qui caractérisent l’économie tchèque de ces dernières années. Suite à une croissance de 6,4 % au cours des deux années précédentes, les performances économiques en termes de produit intérieur brut (PIB) ont connu en 2007 une hausse semestrielle réelle de 6,5 %.

Structure et performances de l’économie

La dynamique accélérée de la croissance économique, comparée à la moyenne de l’Union européenne (UE) qui était de 2,9 % en 2007, a renforcé la position économique internationale de la République tchèque en termes de PIB par habitant. Selon les estimations, la République tchèque atteint désormais 82 % de la moyenne du PIB de l’UE-27 (en parité du pouvoir d’achat). En termes absolus, le PIB en prix courants a été de 3 558 milliards de CZK (soit 128 milliards d’EUR) en 2007. Les performances de l’économie tchèque ont donc plus que doublé par rapport à celles du milieu des années 1990.

Parmi les différents secteurs (en termes de valeur ajoutée brute en prix courants), c’est l’industrie qui détient une position dominante (32 %), notamment grâce à l’industrie de transformation (27,5 %). La contribution de l’agriculture à la valeur ajoutée brute est de 2,8 % et celle de la construction, de 6,4 %. La part des services est actuellement légèrement en dessous des 60 %. Il s’agit du commerce intérieur et des services à l’appui du tourisme, mais aussi des services financiers et de télécommunication ou encore des services aux entreprises.

Dans l’industrie de transformation, la plus solide, ce sont les secteurs générant une haute valeur ajoutée qui se sont épanouis le plus rapidement : la fabrication de moyens de transport, de machines et d’équipements ou d’instruments électriques et optiques ainsi que les secteurs situés en amont, notamment l’industrie du caoutchouc et des matières plastiques. En revanche, un déclin continu a été enregistré dans les secteurs exigeants en main d’œuvre peu qualifiée (industrie textile, confection, industrie du cuir).

L’essor de l’économie tchèque est étroitement lié aux activités d’investissement, y compris aux investissements directs étrangers (IDE). Ceux-ci ont atteint en 2007 un niveau de 185,3 milliards de CZK (soit environ 6,7 milliards d’EUR). La structure favorable des IDE peut être considérée comme positive, y sont actuellement majoritaires les investissements dans les secteurs et domaines générant une haute valeur ajoutée. Presque 90 % des IDE proviennent des pays de l’UE-25.

Pour ce qui est de l’évolution future de la compétitivité dans l’industrie et dans les autres secteurs, la croissance de la productivité du travail (en termes de PIB par salarié) continue d’être plus rapide que celle des salaires.

Marché du travail

Ces deux dernières années, des insuffisances structurelles dans l’offre de main d’œuvre dans les secteurs de la construction et de l’industrie ont affecté les tendances globalement positives du marché du travail, caractérisées en outre par une augmentation de l’emploi et une baisse du taux de chômage. Le nombre de personnes actives dans l’économie nationale approche les cinq millions, avec un taux de chômage de 6,5 %. Le taux d’emploi, calculé en rapportant le nombre de personnes disposant d’un emploi au nombre de personnes de plus de quinze ans, atteint presque 60 %. La proportion de femmes par rapport au nombre total de travailleurs est de 43 %. Le salaire nominal mensuel moyen des salariés au niveau national dépasse les 20 000 CZK, soit environ 720 EUR.

La structure de l’emploi par grands secteurs de l’économie nationale en République tchèque s’est profondément transformée au cours des dix dernières années. Dans le secteur primaire (agriculture, industrie forestière, pêche), où l’emploi baisse depuis les années 1990, le nombre de travailleurs s’est stabilisé à 3,6 % du nombre total de travailleurs. Dans le secteur secondaire (industrie, construction) le nombre de travailleurs dépasse les 40 % du nombre total de travailleurs. Le taux d’emploi est en hausse continue principalement dans le secteur tertiaire (services) qui représente plus de 56 % du taux d’emploi total.

Évolution de l’inflation et du taux de change

L’inflation, relativement faible et stable, a connu une légère accélération au cours des deux dernières années. Cela est dû non seulement aux effets des mesures administratives (modification des taux de TVA) mais surtout à l’augmentation du prix des énergies et des denrées alimentaires. La couronne forte a en revanche eu une action anti-inflationniste.

La couronne tchèque suit avant tout les évolutions du marché euro-dollar, les variations des monnaies d’Europe centrale et le flux global des capitaux spéculatifs. Alors qu’en 1999 le taux de change de la couronne tchèque par rapport à l’euro était d’environ 37 CZK/EUR, il était en 2007 un peu en dessous de 28 CZK/EUR. L’évolution par rapport au dollar américain a été similaire, avec une tendance au renforcement encore un peu plus prononcée. En 1999, le taux de change était de 34,6 CZK/USD pour passer en 2007 à 20,3 CZK/USD. L’évolution de l’année 2008 a ensuite conduit à la réduction du taux de change jusqu’à environ 16 CZK/USD.

Préparation à l’entrée dans la zone euro

La République tchèque a adhéré à l’Union européenne en mai 2004. La Banque nationale tchèque (ČNB) et les ministères concernés se préparent depuis lors pour l’introduction de la monnaie unique européenne, l’euro. Dans cette optique a été mis au point le « Plan national d’introduction de l’euro en République tchèque », dont la réalisation est soumise à vérification régulière, à savoir une fois par an. En ce qui concerne les différents critères nominaux de convergence, la République tchèque satisfait très bien aux conditions d’adhésion à la zone euro à l’exception du critère de taux de change, lié à la participation au Mécanisme de taux de change européen (MCE II) pendant deux ans au minimum, et du critère de stabilité des prix, alors que ceux-ci ont récemment connu une certaine fluctuation. 

Le déficit budgétaire a dépassé en 2007 les 56 milliards de CZK (soit 2 milliards d’EUR) et s’élève à 1,6 % du PIB (d’après les critères de Maastricht, il ne doit pas dépasser les 3 % du PIB). Le critère de la dette publique par rapport au PIB est également rempli avec une réserve suffisante par la République tchèque : il varie sous la barre des 30 % depuis un certain temps, alors que les critères de Maastricht indiquent que la dette publique ne doit pas dépasser les 60 % du PIB.

Commerce extérieur

Le commerce extérieur a toujours été exceptionnellement important pour la zone économique correspondant à la République tchèque actuelle. La situation n’a pas changé aujourd’hui, la République tchèque comptant parmi les économies les plus ouvertes d’Europe et du monde. La croissance des exportations réelles de biens et de services est toujours supérieure à celle des importations. Cette tendance témoigne non seulement de la bonne santé de l’économie tchèque dans le domaine des exportations, mais aussi de son niveau élevé d’exigence en matière d’importations.

La prépondérance des exportations sur les importations a abouti à un excédent record de la balance commerciale (85 milliards de CZK en prix courants, soit environ 3 milliards d’EUR), qui a presque doublé par rapport à 2006. La République tchèque est le seul des nouveaux États membres de l’Union européenne dont le solde du commerce extérieur est positif. Il s’élève à 4 859,7 milliards CZK, la part des exportations étant de 2 472,4 milliards de CZK (soit 89 milliards d’EUR) et celle des importations de 2 387,4 milliards de CZK (soit 86 milliards d’EUR).

Concernant le commerce extérieur, c’est surtout la transformation essentielle de la structure des importations tchèques qui est remarquable : les échanges avec les autres États membres de l’UE sont aujourd’hui déterminants pour l’économie tchèque non seulement en raison de leur volume, mais aussi parce qu’ils compensent largement les déficits commerciaux avec les autres pays. Si le début des années 1990 était marqué par des exportations massives de matières premières et de produits bruts, l’essentiel des exportations actuelles est constitué de produits mécaniques. La proportion des machines et des moyens de transport s’élève à l’heure actuelle à près de 55 % des exportations, alors qu’elle était d’environ 30 % au milieu des années 1990). À la place des produits finis sont aujourd’hui importés principalement des matières premières (par exemple du pétrole) dont la République tchèque ne dispose pas mais qu’elle transforme sur son territoire.

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Dernière mise à jour : 16.8.2011 16:02

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