Écrivains tchèques célèbres du 20e siècle


Franz Kafka (1883–1924)

Franz KafkaFranz Kafka est sans conteste le représentant le plus célèbre de la littérature allemande praguoise, et son œuvre jouit d’une renommée mondiale. Franz Kafka est né à Prague, a étudié le droit et travaillé toute sa vie comme fonctionnaire mais il considérait pourtant que sa mission sur terre était d’écrire. Il était extrêmement critique envers tout ce qu’il écrivait et la majorité de son œuvre est donc parue à titre posthume et contre sa volonté. Parmi ses œuvres les plus connues, figurent La métamorphose, Le procès, Le château (nouvelles), son Journal et ses Lettres. Kafka souffrait d’une infection pulmonaire à laquelle il a succombé à Kierling, en Autriche, après sept années de lutte.

Karel Čapek (1890–1938)

Karel ČapekÉcrivain (y compris de pièces de théâtre), traducteur, journaliste, critique et philosophe tchèque célèbre, Karel Čapek est aussi le fondateur de la branche tchécoslovaque de l’Organisation internationale des écrivains, le P.E.N. Club. Il était ami avec le premier président tchécoslovaque T. G. Masaryk et était en outre un voyageur passionné. Karel Čapek est l’auteur de nouvelles (Les contes pénibles), de romans contenant des éléments de la science-fiction (Krakatit), de pièces de théâtre utopiques (R.U.R. – Rossum’s Universal Robots -  il a d’ailleurs été le premier à utiliser le mot « robot »), d’allégories, et d’œuvres de prose poétique (Le météore, La vie simple). Son roman La guerre des salamandres met en garde contre le danger fasciste. Karel Čapek a succombé à une pneumonie moins de trois mois après la signature des Accords de Munich.

Jaroslav Seifert (1901–1986)

Jaroslav SeifertPoète et journaliste tchèque, Jaroslav Seifert est l’unique détenteur tchèque du Prix Nobel de littérature. Il était rédacteur pour des journaux communistes dans les années 1920, mais ses opinions ont entraîné son expulsion du parti vers la fin de cette décennie. Jaroslav Seifert était à l’époque le principal représentant de l’avant-garde artistique tchèque. Jusqu’en 1949, il a écrit pour des journaux et des magazines d’orientation sociale-démocrate, puis s’est entièrement consacré à la poésie. Seifert a été un poète extrêmement prolifique. Parmi ses recueils, peuvent être cités Slavík zpívá špatně (« Le pinson chante mal », 1926), Éteignez la lumière (1938), Přilba hlíny (« Le bouclier d’argile », 1945), Maminka (« Petite maman »), 1954) et Toutes les beautés du monde (1981). Jaroslav Seifert s’est vu décerner le Prix Nobel de littérature en 1984.

Vladimír Holan (1905–1980)

Vladimír HolanVladimír Holan est un poète et traducteur tchèque. Il a publié son premier recueil de poèmes dès 1926, année d’obtention de son baccalauréat. Il a ensuite travaillé sept ans comme employé de bureau, mais son état de santé et son rapport négatif avec ce type de profession lui ont dicté de prendre sa retraite de façon anticipée. Il s’est ensuite consacré exclusivement à la création littéraire. Après la Seconde Guerre mondiale, Vladimír Holan n’a pas dissimulé sa sympathie pour l’idéologie communiste, mais dans les années 1950 n’a néanmoins pu publier ses ouvrages qu’avec force difficultés. Il a finalement mis un terme définitif à son activité d’écrivain après la mort de sa fille en 1977. Se distinguant par une utilisation soignée de la langue tchèque et par leur profondeur philosophique, les poèmes de Holan sont pour l’essentiel des méditations et des réflexions. Parmi ses ouvrages peuvent être mentionnés les recueils Kameni, přicházíš… (Pierre, te voici... 1937), Odpověď Francii (Réponse à la France 1938), Terezka Planetová (1943), Une nuit avec Hamlet (1964, publié en français en 1968) ou Douleur (1965, publié en français en 1994).

Bohumil Hrabal (1914–1997)

Bohumil HrabalBien qu’ayant fait des études à la faculté de droit à Prague, Bohumil Hrabal a exercé des métiers auxquels son diplôme ne le prédestinait pas : il a été tour à tour ouvrier de chemins de fer, chef de gare, emballeur de vieux papier, ouvrier dans les aciéries et représentant commercial. Il n’est devenu écrivain professionnel qu’en 1963. Son œuvre est vaste et largement autobiographique. Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma de son vivant et l’adaptation cinématographique de son roman Trains étroitement surveillés s’est vue récompensée par la remise d’un Oscar. Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent Alouettes, le fil à la patte  (1959), Trains étroitement surveillés (1964), Cours de danse pour adultes et élèves avancés (1964), La chevelure sacrifiée (1976), Les fêtes des perce-neige (1978), Moi qui ai servi le roi d'Angleterre (1971, publié en 1980) et Une trop bruyante solitude (1980).

Josef Škvorecký (1924)

Josef ŠkvoreckýÉcrivain, essayiste, traducteur et éditeur tchèque, Josef Škvorecký ne s’est lancé dans ses études universitaires d’anglais et de philosophie qu’après la Seconde guerre mondiale. Il a travaillé tout d’abord comme professeur et rédacteur, puis est devenu écrivain professionnel en 1963. En 1969, il est parti aux États-Unis afin de donner des cours magistraux à l’université Cornell. Quand le gouvernement communiste tchécoslovaque a coupé court aux préparatifs de publication de son roman L'escadron blindé, son épouse et lui ont décidé de rester en exil. Ils se sont installés à Toronto où ils ont fondé la maison d’édition d’exil ’68 Publishers qui publiait des livres interdits en Tchécoslovaquie. En 1993, ils avaient publié 227 titres. Parmi les œuvres les plus connues de Josef Škvorecký figurent Les lâches (1949), L'escadron blindé (1954), Dix péchés pour le père Knox (1976), Sorcières de mai (1975) ou Hlas Ameriky (« La voix de l’Amérique », 1990).

Milan Kundera (1929)

Milan KunderaMilan Kundera a fait des études de musicologie, de cinématographie, de littérature et d’esthétique, puis a donné lui-même des cours de littérature mondiale à l’Université Charles à Prague. Membre du parti communiste à deux reprises, il en a aussi été expulsé les deux fois. Il est devenu dissident en 1970. En 1975, l’université de Rennes lui a proposé un poste de professeur invité et Kundera est ensuite resté en France. La nationalité tchécoslovaque lui a été retirée et il a obtenu la nationalité française en 1981. Il a commencé à donner des cours magistraux à Paris où il vit aujourd’hui. Milan Kundera est notamment l’auteur des romans La plaisanterie (1965), L’insoutenable légèreté de l’être (1984) et L’immortalité (1990), du recueil poétique Les monologues (1957), de la pièce de théâtre Ptákovina (« Bêtise », 1969) et du recueil de nouvelles Risibles amours.

Dernière mise à jour : 16.8.2011 16:01

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