Déclaration de la présidence au nom de l'UE sur le Sri Lanka
REV1, 27/04/2009 : L'UE exprime sa vive préoccupation face au grand nombre de victimes civiles et à la détérioration de la situation humanitaire dans le nord du Sri Lanka.
Notre souci majeur est le sort des civils qui demeurent pris au piège des combats et auxquels les hostilités en cours continuent de faire courir des risques extrêmement graves.
L'UE condamne fermement les massacres de civils et appelle l'ensemble des parties à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter de nouvelles victimes civiles. L'UE condamne de la manière la plus vigoureuse l'utilisation par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (TLET) de civils comme boucliers humains. Tant le gouvernement sri lankais que les TLET doivent se conformer pleinement au droit international humanitaire et garantir la protection des civils à tout moment.
L'UE accueille favorablement le cessez-le-feu de deux jours décrété par le gouvernement sri lankais. Elle se félicite des informations selon lesquelles un nombre significatif de civils aurait pu quitter la zone de conflit, les Nations unies estimant toutefois que des dizaines de milliers de civils demeurent pris au piège dans la zone considérée. L'UE salue la décision du Secrétaire général des Nations unies d'envoyer une équipe humanitaire dans la zone de cessez-le-feu et demande au gouvernement sri-lankais de faciliter sa mission.
L'UE réitère son appel en faveur d'une nouvelle pause humanitaire plus longue. Elle demande instamment au gouvernement sri lankais et aux TLET d'assurer un accès libre et sans restrictions pour l'acheminement de l'aide humanitaire en toute sécurité et de permettre l'évacuation immédiate des populations civiles de la zone touchée. Il est à présent impératif que les Nations unies et leur personnel soient autorisés à travailler au bon déroulement des opérations humanitaires et de l'évacuation des civils. Les TLET doivent permettre aux civils de quitter la zone de conflit pour se mettre à l'abri sans crainte pour leur intégrité physique.
Nous demandons instamment au gouvernement sri lankais de permettre que l'ensemble des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDI) puisse faire l'objet d'une surveillance internationale dès qu'elles ont quitté la zone de conflit et de respecter l'engagement qu'il a pris d'améliorer les conditions qui règnent dans les camps de PDI, ce qui passerait notamment par un meilleur accès aux soins médicaux, un processus d'enregistrement transparent, une surveillance internationale et la possibilité d'entrer et de sortir librement des camps.
L'UE demande au gouvernement du Sri Lanka d'œuvrer en faveur d'un processus politique pacifique et incluant toutes les parties. Elle estime que c'est là le seul moyen d'instaurer une paix durable au Sri Lanka. L'UE encourage l'ensemble des acteurs au Sri Lanka à s'engager en faveur d'un tel processus de manière urgente et responsable, afin de progresser dans la recherche d'une solution politique durable aux préoccupations de toutes les communautés du Sri Lanka. L'UE réitère les appels qu'elle a lancés précédemment aux TLET pour qu'ils renoncent au terrorisme et à la violence.
La Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, le Liechtenstein, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine, la République de Moldavie, l'Arménie, et la Géorgie se rallient à la présente déclaration.
* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association.
Contact :
- Zuzana Opletalová, porte-parole du ministère des Affaires étrangères
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Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:29