Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne sur la violation de la liberté de religion en Iran
L'Union européenne est vivement préoccupée par la multiplication des cas de violation de la liberté de religion en Iran.
En particulier, l'Union européenne condamne les persécutions auxquelles donnent lieu de la part des autorités iraniennes les expressions légitimes de la foi chrétienne. Selon les informations disponibles, trois ressortissants iraniens, à savoir Hamik Khachikian, Jamal Qalishourani et Nadereh Jamali, arrêtés en janvier 2009, sont maintenus en détention sans avoir été inculpés; il en va de même de Marzieh Amirizadeh et de Maryam Rustampoor, arrêtées en mars 2009. En mars 2009, Seyed Allaedin Hussein, Homayoon Shokouhi et Seyed Amir Hussein Bob-Annari ont été condamnés à une peine commuée de huit mois d'emprisonnement. Les informations disponibles donnent à penser que ces persécutions ont pour finalité de mettre un terme à la liberté de religion et à la libre expression des convictions religieuses.
L'Union européenne rappelle sa vive préoccupation face à la situation de sept membres de la communauté religieuse baha'ie d'Iran – Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naimi, Said Rezaei, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm – qui sont à présent détenus depuis plus d'un an et sur lesquels pèsent de graves accusations. Là encore, les informations disponibles donnent à penser que les persécutions visent délibérément à éliminer l'identité religieuse baha'ie et à mettre un terme aux activités légitimes de cette communauté. Les préoccupations liées à ce cas sont par ailleurs corroborées par les nombreux autres cas signalés de harcèlement des membres de la communauté baha'ie par les autorités, y compris le placement en détention, les convocations par la police et les pressions visant à décourager la participation aux activités religieuses de la communauté.
En outre, l'Union européenne se déclare vivement préoccupée par le sort de l'ayatollah chiite iranien Seyed Hossein Kazemeini Boroujerdi, qui a été emprisonné en même temps que plusieurs adeptes en raison de ses activités religieuses. Selon les informations disponibles, il se voit refuser son hospitalisation en dépit de ses graves problèmes de santé.
L'Union européenne demande instamment aux autorités iraniennes de respecter leurs engagements juridiques internationaux en matière de protection de la liberté de religion et de mettre un terme aux persécutions visant les activités religieuses légitimes. L'Union européenne rappelle également aux autorités iraniennes leur obligation de protéger la santé de toute personne emprisonnée ou placée en détention.
La Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie et le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la République de Moldavie se rallient à la présente déclaration.
* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association.
Contact :
- Milan Řepka, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République tchèque
- Tél. : +420 224 182 426, GSM : +420 724 034 154, e-mail : milan_repka@mzv.cz
Dernière mise à jour : 25.5.2009 14:01