Jan Fischer répond aux cinq questions les plus fréquemment posées

Le président du Conseil européen répond aux questions les plus fréquemment posées par les journalistes.

1. Comment s’est reflété le remplacement du gouvernement tchèque sur la présidence du Conseil de l’UE ?

Je suis convaincu que la réputation de la République tchèque n’a pas été perturbée aux yeux des représentants des structures bruxelloises ni des États-membres. Mon gouvernement considère la présidence du Conseil de l’UE comme sa priorité actuelle et elle maintiendra sa continuité. Mon premier déplacement à l’étranger, trois jours après la nomination du gouvernement, m’a conduit à Bruxelles, où j’ai discuté avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, avec d’autres commissaires européens ainsi qu’avec des représentants du Secrétariat général du Conseil et j’ai reçu l’assurance de leur plein soutien. Il nous a également été exprimé par tous les premiers ministres avec lesquels j’ai discuté, que ce soit personnellement ou par téléphone. Ni le mandat ni les tâches de la présidence tchèque n’ont changé et je suis persuadé que nous la mènerons à bien.

2. Le « cabinet de technocrates » ne manquera-t-il pas d’autorité politique ?

Mon gouvernement n’est pas basé sur les résultats électoraux, mais son programme sera approuvé par le parlement, il collabore donc avec des hommes politiques. Il s’agit d’un gouvernement qui ne proposera pas de réformes politiques radicales et révolutionnaires, mais qui fera toutefois face à un travail ardu : établir le budget pour l’année prochaine et amortir les effets négatifs de la crise économique. Nous pouvons dire la même chose concernant notre travail au niveau européen : l’Union va par exemple devoir s’adapter au chômage croissant et la présidence tchèque ne veut pas perdre la cadence qu’elle a adoptée avec les autres États-membres.

3. De quelle manière sera reflété le remplacement du gouvernement sur la participation électorale des Tchèques lors des élections au Parlement européen ?

Comme vous le savez, au cours des trente années d’élections au Parlement européen, la participation électorale moyenne a diminué dans toute l’Union. La première et jusqu’ici dernière élection en République tchèque a vu la participation de plus de 28 % des électeurs. Malgré cela, et bien qu’une telle estimation soit difficile, je suis un peu optimiste. Les habitants de la République tchèque se sont rapprochés de l’Union européenne à travers la présidence et la connaissent ainsi mieux, c’est pourquoi je veux croire que leur participation électorale ne sera pas inférieure à la dernière fois. Mais je ne veux pas indiquer de chiffre concret ni estimer quel parti recevra la majorité des voix, c’est aux électeurs de le faire.

4. La perception de la nomination du président de la prochaine Commission européenne est-elle en train de changer ?

Il s’agit de l’une des questions principales à l’ordre du jour du Conseil de juin et la présidence tchèque respecte la règle qui veut que tous attendent les résultats des élections au parlement européen avant les nominations. J’ai personnellement de bonnes expériences de travail avec le président actuel de la Commission européenne et j’ai du respect pour son travail. Mon prédécesseur au poste de chef du gouvernement tchèque et du Conseil européen Mirek Topolánek lui a d’ailleurs exprimé un soutien explicite. Nous, en tant que pays assurant la présidence, nous efforcerons de faire en sorte que les États membres de l’Union arrivent à une large entente et que le président de la nouvelle Commission européenne reçoive un mandat aussi solide que possible.

5. Que pensez-vous du traité de Lisbonne et de sa ratification en République tchèque ?

Je considère le traité de Lisbonne avant tout comme un document politique qui est le résultat d’un travail à long-terme et de négociations entre les États-membres et je n’ai aucun problème rationnel le concernant. Il s’agit évidemment du résultat de l’art du possible, ce qui est courant dans la politique, mais je ne peux rien dire de plus à son sujet. Je n’écarte pas même la possibilité que la Cour constitutionnelle de la République tchèque se penche dessus, mais cela ne change pas le fait que le processus de ratification continue en République tchèque.

Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:20

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