La sécurité alimentaire mondiale sujet d’une conférence à Prague

La conférence organisée par l’Institut de Prague pour la politique mondiale, Glopolis, et la Fondation Heinrich Böll, cherche à répondre à la question des moyens d’assurer la sécurité alimentaire mondiale.

Les représentants des Nations Unies, les membres du Parlement européen, les économistes, les représentants des ONG et des ministères tchèques des Affaires étrangères et de l’Agriculture se sont réunis avec d’autres personnalités mercredi dans les locaux du Goethe Institut de Prague.

Selon Ivo Hlaváč, le premier adjoint au ministre tchèque de l’Agriculture, la dimension Développement doit faire partie intégrante des politiques agricole et commerciale communes de l’UE. Plutôt que d’une crise alimentaire mondiale, il est d’après lui possible de parler des retombées de la crise économique, ces dernières étant elles aussi, selon Hlaváč, ressenties de façon différente dans les différentes parties du monde.

« Même si l’Union européenne, tout comme les autres pays et régions, doit faire face aux effets de la crise financière, le volume de l’aide qu’elle envoie à destination des pays en voie de développement reste le plus important du monde. Les moyens financiers investis, représentant plus de dix milliards d’Euros chaque année, en sont la preuve », a déclaré le premier adjoint au ministre, Ivo Hlaváč. Des fonds supplémentaires sont fournis par les différents États-membres dans le cadre de la coopération bilatérale. « La contribution à la coopération au développement apportée par la République tchèque est la plus importante de tous les nouveaux pays membres de l’UE. Sur les plus de quatre-vingts millions de couronnes tchèques dépensés chaque année par le ministère tchèque de l’Agriculture, plus de 60 % sont consacrés au soutien direct de la production agricole. Le reste est destiné à la gestion des eaux et forêts », a ajouté Ivo Hlaváč. Selon le premier adjoint au ministre, les pays en voie de développement doivent eux aussi contribuer à ces efforts, essentiellement en s’efforçant d’augmenter leur production agricole et, par conséquent, leur autosuffisance alimentaire.

Ivo Hlaváč a par ailleurs évoqué la nécessité de mettre l’accent sur la formation de la main d’œuvre active dans le secteur agricole. Il a soutenu l’opinion de certains participants à la conférence pour lesquels si l’éducation et les infrastructures ne sont pas développées, si les barrières présentes sur le marché ne sont pas éliminées et si l’accent n’est pas mis sur le fonctionnement sain des marchés locaux, aucun investissement non commercial et aucune aide au développement n’apportera l’effet désiré à long terme.

Le tournant des années 2007/2008 a apporté une certaine tension sur les marchés des aliments dans plusieurs pays en voie de développement, tensions qui ont pu conduire jusqu’à l’éclatement de troubles. La cause en était l’association de plusieurs facteurs : facteurs systémiques, notamment la croissance sur une longue durée de la population mondiale et l’accroissement de la demande ; facteurs à court terme, tels que la fluctuation du volume de la production mondiale de produits agricoles ; et facteurs spéculatifs. Il en a résulté un accroissement violent des prix des produits agricoles de base ayant provoqué dans certains pays producteurs des réactions inadéquates sous la forme de restrictions à l’exportation, ce qui a encore aggravé la situation sur le marché. À cet instant-là, le monde a commencé de parler d’une crise alimentaire qui a logiquement plutôt frappé les pays pauvres obligés d’importer ces produits.

Au contraire, les participants de la conférence affirment qu’à partir du printemps 2008 une chute toute aussi violente des prix mondiaux des produits agricoles s’est produite. Dans l’intervalle, les producteurs ont levé la majorité des restrictions à l’exportation, mais la crise alimentaire fait toujours l’objet de discussions. En réaction aux opinions soumises par les participants sur les moyens de prévenir à nouveau de tels développements à l’avenir, le premier adjoint au ministre a indiqué les moyens offerts par les politiques commerciale et agricole communes pour apporter leur aide dans ce domaine. « Le principe fondamental de la politique commerciale commune et de la politique agricole commune de l’Union européenne devrait être leur ouverture, et la dimension Développement devrait en faire partie intégrante. L’inadmissibilité des mesures protectionnistes a par ailleurs fait l’objet du récent sommet extraordinaire de l’UE », a résumé Hlaváč.


contact:

  • Tereza Dvořáčková, porte-parole du ministère de l’Agriculture
  • Tél.: +420 221 813 063, GSM: +420 737 213 030, E-mail: tereza.dvorackova@mze.cz

Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:42

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