Le protectionnisme ne peut pas remédier au déclin économique actuel
Lors de la Conférence sur l’avenir des services sur le marché intérieur sont intervenus des députés européens, des représentants de plusieurs États-membres, des organisations européennes entrepreneuriales et des laboratoires d’idées.
La conférence a été organisée par le ministère tchèque de l’Industrie et du Commerce en coopération avec la Commission européenne dans le cadre de la présidence tchèque du Conseil de l’UE.
Martin Tlapa, le vice-ministre de l’Industrie et du Commerce, a souligné, lors de l’ouverture de la conférence, que les mesures protectionnistes ne peuvent pas répondre au déclin économique actuel. « Moins il y a de barrières en Europe, plus elle sera compétitive dans son ensemble. Cela est vrai notamment dans la période de crise. Il faut travailler sans relâche pour éliminer des barrières au commerce intérieur et empêcher toute tentative d’en dresser de nouvelles. C’est ce qui importe surtout pour les petites et moyennes entreprises qui bénéficieront le plus de l’ouverture du marché des services, » a constaté le vice-ministre Martin Tlapa lors de la conférence.
D’après une étude réalisée par le cabinet de conseil KPMG, qui a analysé l’impact de la directive sur la République tchèque, la transposition de la directive « Services » dans la législation tchèque apportera une augmentation du PIB entre 0,67-1,59 pour cent (17,6-40,6 milliards de CZK). L’impact de la directive sur le marché du travail sera tout aussi positif. Nous pouvons nous attendre à la création de quelques 18,7 mille nouveaux postes.
Jörgen Holmquist, directeur général de la DG « Marché intérieur et services » de la Commission européenne a par ailleurs souligné l’importance essentielle du marché intérieur des services pleinement fonctionnel pour la future croissance, prospérité et compétitivité. M. Holmquist a ainsi invité les États-membres à « intensifier leurs efforts et faire en sorte que les sources nécessaires soient mises en disposition à l’échelle nationale et que la transposition de la directive « Services » puisse être finalisée, y compris toutes les démarches pratiques, d’ici le 28 décembre 2009 ».
Le processus de la transposition de la Directive « Services » représente un grand défi pour les États-membres. Il exige de vastes changements législatifs qui conduiront, seulement en République tchèque, aux modifications et amendements de 37 lois en vigueur. En outre, il est également nécessaire de préparer plusieurs vastes projets, tel le renforcement de la coopération entre les institutions des États-membres et la création des points de contact pour les entrepreneurs destinés à faciliter la fondation de nouvelles entreprises.
Selon les conclusions de la conférence, pour assurer le fonctionnement efficace du marché intérieur, il est surtout nécessaire d’exploiter pleinement les technologies de l’information, notamment pour faciliter le commerce transfrontalier. À partir de l’année 2010, les États-membres et la Commission européenne commenceront par ailleurs à vérifier à quel point la transposition de la directive « Services » a réussi à éliminer les barrières entravant l’activité entrepreneuriale. Cette évaluation servira de base pour de nouvelles réflexions sur la libéralisation des autres secteurs des services.
Contact:
- Tomáš Bartovský, porte-parole du ministère de l’Industrie et du Commerce de la République tchèque
- Tél. : +420 224 853 311 ; GSM : +420 602 508 328 ; e-mail : bartovsky@mpo.cz
Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:47