Les ministres de l’Emploi ont discuté de l’impact de la crise sur l’emploi
Le Conseil des ministres a adopté le 9 mars à Bruxelles les messages clés pour le Conseil européen de printemps. Le débat politique a essentiellement porté sur l’impact de la crise actuelle sur l’emploi.
Le Conseil a adopté des conclusions relatives à la mobilité professionnelle et géographique et à la libre circulation de la main d’œuvre au sein de l’UE. Les États-membres n’ayant pas encore mis fin aux périodes transitoires ont été invités à étudier la possibilité de le faire. Ils ont reconnu l’importance de la mobilité des travailleurs afin de répondre aux besoins du marché du travail et d’accroître la compétitivité de l’Union européenne. Les conclusions adoptées ont entre autres souligné l’importance des initiatives européennes telles que la législation en matière de coordination des systèmes de protection sociale, le système Eures ou encore le Cadre européen de certifications.
La discussion a principalement porté sur les moyens de faciliter les transitions sur le marché du travail et le soutien aux investissements et à la création d’emplois. Les ministres se sont concentrés sur la question des moyens susceptibles de faire en sorte que les mesures à court terme adoptées en réaction à la crise actuelle ne soient pas contraires aux objectifs à long terme de la stratégie de Lisbonne, ne menacent pas le marché intérieur unique ni la viabilité des finances publiques. La présidence a lancé une mise en garde contre les mesures protectionnistes et le nationalisme économique. « Il est nécessaire de préserver les principes du marché unique et d’éviter que les effets négatifs de la crise se répandent dans les autres pays », a indiqué le ministre tchèque du Travail et président du Conseil, Petr Nečas.
Outre les messages clés, le Conseil a par ailleurs approuvé le Rapport conjoint sur l’emploi et le Rapport conjoint sur la protection sociale. Il est parvenu à un accord politique sur des recommandations spécifiques quant aux politiques de l’emploi des États-membres et s’est entendu sur une approche générale à l’égard des lignes directrices pour l’emploi.
Dans les conclusions relatives à la communication de la Commission « Des compétences nouvelles pour des emplois nouveaux » qu’il a également adoptées aujourd’hui, le Conseil a souligné le fait qu’accroître les qualifications et fournir à tous les citoyens une formation de qualité est fondamental tant pour relancer la croissance économique de l’Union européenne que pour sa compétitivité et son potentiel de croissance à long terme. Il est nécessaire d’appliquer les prévisions concernant les futurs besoins en qualifications du marché du travail aux niveaux régionaux et nationaux ainsi qu’au niveau de l’Union européenne.
La présidence a remis un rapport sur l’état d’avancement des discussions sur la proposition de révision du règlement sur le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, une proposition qui a notamment pour objectif de simplifier les démarches liées à l’utilisation des ressources du fonds et d’accélérer la préparation des dossiers.
La politique familiale dans son ensemble est l’une des priorités définies par la présidence tchèque. C’est pourquoi la présidence a élaboré un rapport sur l’avancement des discussions portant sur la proposition de modification de la directive relative à la protection des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes au travail. Les principaux points délicats de cette proposition ont donné lieu à un débat politique.
La présidence a par ailleurs communiqué de brèves informations sur les discussions concernant la révision de la directive sur le temps de travail dans le cadre des trialogues informels menés avec le Parlement européen et la Commission européenne.
Contact :
Jana Říhová, porte-parole du ministère du Travail et des Affaires sociales
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Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:42