Résumé du discours du président du Conseil « Relations extérieures »
Résumé du discours prononcé par le président du Conseil « Relations extérieures » de l’UE, Karel Schwarzenberg, lors de la conférence de presse tenue à l’arrivée à Prague de la délégation de l’UE de retour du Proche-Orient.
« Nous nous sommes rendus au Proche-Orient avec des objectifs réalistes. Nos collègues européens et nous avons commencé à préparer ce déplacement dès qu’il a été évident que les évènements à Gaza prenaient une mauvaise direction. Nous avons conçu cette mission sous le format de la Troïka (présidence de l’UE, Commission européenne, Conseil de l'UE), qui selon moi est un instrument puissant de la politique européenne commune.
Dans le cadre de ce déplacement, nous avons également été accompagnés par le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, représentant de la prochaine présidence de l’UE, et par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, que nous avons invité afin de garantir une transition fluide avec la dernière présidence de l’UE, assurée par la France. S’est par ailleurs joint à nos efforts le président français, Nicolas Sarkozy, ce qui a sans contestation possible renforcé la position de l’Union européenne.
Notre déplacement n’a pas permis de parvenir à un cessez-le-feu, même si trouver les moyens d’y arriver était l’un de nos principaux objectifs. Sur ce sujet les participants au conflit sont en effet encore loin d’un accord. Nous avons néanmoins noté certains éléments prometteurs sur lesquels nous devons cependant encore travailler avec opiniâtreté dans un effort conjoint.
Le haut-représentant de l’Union européenne, Javier Solana, également membre de la délégation, poursuit désormais les entretiens dans la région.
Dans le cadre de nos discussions nous avons apporté une grande attention à la question humanitaire sur laquelle le commissaire européen chargé des Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a insisté au cours de la mission.
J’ai en outre rappelé encore une fois à tous les partenaires ma position sur le Hamas, et le fait qu’il est clair que c’est lui qui a engagé le combat et est par conséquent responsable du conflit. Nous devons néanmoins prendre en considération les souffrances de tous les habitants de Gaza, situés directement sous les tirs et qui se trouvent dans une situation très difficile, de même que l’indignation suscitée dans tous les États arabes et en particulier dans ceux situés dans cette région, cela affaiblissant la position du gouvernement légitime du président Abbas. Les souffrances des populations civiles à Gaza sont en tout état de cause ce qui nous préoccupe le plus pour l’instant. »
L'enregistrement de la conférence se trouve dans les archives audio et vidéo.
Dernière mise à jour : 8.1.2009 20:19