La présidence tchèque a organisé la conférence EUFORDIA
La conférence internationale intitulée Forum européen sur l'évaluation de l'impact de la recherche-développement (EUFORDIA) était consacrée aux questions relatives à l’évaluation de l’impact du 6e programme-cadre de l’UE.
Le 6e programme-cadre (PC) est, à l’échelle mondiale, le plus grand programme de coopération internationale dans le domaine de la recherche-développement. Les participants à la conférence se sont entendus sur la nécessité de cette évaluation non seulement parce que l’UE accorde une grande importance à la recherche-développement, comme en témoigne l’accroissement du budget alloué au 7e PC. Ce dernier dépasse les 50 milliards d’euros.
La conférence EUFORDIA s’est intéressée aux questions relatives à l’évaluation de l’apport du 6e PC pour toute l’UE. Dans le cadre du panel final de la conférence sont intervenus : Václav Pačes (Académie des sciences de la République tchèque), Theodoros Karapiperis (représentant du Parlement européen), Erik Arnold (représentant du groupe Technopolis), Peter Fisch (Commission européenne, DG Recherche), Julia Lane (NSF, États-Unis). Les discussions ont été conduites par Vlastimil Růžička, adjoint au ministre tchèque chargé de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, et Philippe Laredo, représentant de l’Université Paris-Est et de l’Université de Manchester.
« L’évaluation des résultats de la recherche est d’une importance clé pour son financement. Comme c’est le cas pour tout grand budget, il nous faut pour les sciences et la recherche connaître l’efficacité de nos dépenses », a indiqué Vlastimil Růžička interrogé sur les résultats de la conférence.
Dans le cadre de la conférence EUFORDIA a été présenté le rapport sur l’évaluation du 6e programme-cadre, élaboré par le groupe expert désigné par la Commission européenne. Dans sa conclusion, le rapport constate qu’il est nécessaire de modifier l’approche même aux évaluations des programmes de recherche-développement. Les participants ont soutenu les conclusions du rapport et ils ont longuement discuté de la problématique de la recherche européenne qui vise avec ambition à créer des milieux en Europe qui permettront même aux différents États d’atteindre une compétitivité à l’échelle mondiale. Les expériences de la Corée et des États-Unis montrent que les gouvernements doivent respecter davantage les conclusions atteintes par l’évaluation du programme. Il est nécessaire pour une bonne évaluation de disposer des données sur les résultats des projets et des programmes ; c’est là où il est possible d’exploiter les initiatives nationales aussi bien que renforcer ces tendances au niveau des programmes européens.
« Je me suis profondément réjoui du fait que cette conférence avait attiré une telle attention des professionnels. Il arrive couramment que de pareilles réunions n’accueillent qu’environ cent experts. Trois cent participants est vraiment un bon résultat », a indiqué à la conférence de presse le représentant de la Commission européenne, Peter Fisch.
La présidence tchèque se fixe pour l’objectif de procéder au moins d’un pas dans les efforts visant à accomplir les initiatives dans le but d’établir les systèmes intelligents d’enregistrement des résultats de recherche appropriés à l’échelle nationale et européenne.
Le 6e programme-cadre est le plus grand programme de la coopération internationale dans le domaine de la recherche-développement à l’échelle mondiale. En vigueur entre 2002 et 2006, le programme a disposé d’un budget d’environ 19 milliards d’euros. Sa structure thématique a été très riche (la recherche dans le domaine des sciences biologiques, les technologies de l’information, les nanotechnologies, les nouvelles matières, les processus industriels, la recherche des denrées alimentaires, les recherches aéronautique et spatiale, la recherche en matière de changement climatique, l’énergie, les transports, la recherche dans le domaine des sciences sociales et humaines, la recherche en faveur des PME etc.), aussi bien que la structure des types de projets. Alors que les budgets de certains types de projets ne se voyaient alloués que quelques centaines de mille d’euros ; d’autres s’élevaient aux dizaines de millions d’euros. Certains projets ont exigé la participation des entreprises industrielles ; d’autres, par exemple le soutien des séjours d’études, ont été destinés aux individus. Le programme-cadre n’a en aucun cas pour but de remplacer la recherche au niveau national. Il doit contribuer à la résolution des problèmes auxquels a été confronté l’ensemble de l’Europe, et qui ne peuvent pas être efficacement résolus sans coopération internationale multilatérale. Dans le cadre de ce programme et de l’Euratom ont été entamés plus de 10 000 projets auxquels participent 74 400 équipes du monde entier.
La participation de la République tchèque à ce programme complexe peut être résumée de la façon suivante : 1 068 équipes tchèques ont participé à la réalisation des 876 projets du 6e programme-cadre et d’EURATOM. Témoigne de l’ampleur de cette coopération internationale le fait que les équipes tchèques ont, pour la réalisation des projets du 6e programme-cadre, collaboré avec plus de 14 000 (!) équipes originaires du monde entier. La participation tchèque à la recherche aéronautique et au programme EURATOM (utilisation pacifique de l’énergie nucléaire) est une réussite exceptionnelle, dans toute une série de domaines nos prestations sont dans la moyenne et nous savons également qu’améliorer notre réussite dans le domaine des technologies de l’information et dans les sciences du vivant serait significativement favorable à la République tchèque. La participation à la recherche biotechnologique pourrait assurément améliorer nos chances de faire face aux crises. Étant donné que l’UE soutient avec des moyens diversifiés la connexion entre les capitaux privés et les fonds publics dans le domaine de la recherche-développement, nous pouvons sans aucun doute nous réjouir de ce que d’après un certain nombre d’indicateurs l’industrie tchèque ait bien plus profité de la possibilité de se joindre aux projets du 6e RP que les industries des autres États-membres. Il s’agit toutefois d’un propos qui ne s’applique qu’à la « moyenne pour tous les secteurs industriels », qui pourrait conduire à une autosatisfaction déplacée : la faible intégration de l’industrie tchèque dans la recherche énergétique envoie des signaux d’alerte directs. Ces comparaisons internationales nous donnent un certain signal, mais ils ne donnent pas d’indications sur les résultats réellement atteints et n’offrent qu’un petit aperçu de l’apport pour l’UE d’un si grand programme.
- Vous trouverez davantage d’informations sur ces rencontres dans le Calendrier des manifestations accessible sur le site internet de la présidence tchèque de l’UE.
contact :
- Tomáš Bouška, porte-parole du ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports
- Tél. : +420 257 193 426, GSM : +420 724 374 245, E-mail : tomas.bouska@msmt.cz
Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:43