Le ministre tchèque de la Justice s’est entretenu, au nom de la présidence tchèque du Conseil de l’UE, avec son homologue ukrainien, M. Onichtchouk
La coopération entre l’UE et l’Ukraine dans le cadre de la lutte contre la corruption, la lutte contre le crime organisé ou le blanchiment d’argent sont les thèmes que le ministre tchèque de la Justice, Daniela Kovářová, et son homologue ukrainien, Mycola Onichtchouk, ont discuté à Luxembourg où s’est déroulée le 3 juin dernier la réunion des représentants de l’Union européenne et de l’Ukraine organisée au niveau des ministres de l’Intérieur et de la Justice.
Le ministre de la Justice de la République tchèque a souligné la nécessité de la coopération avec l’Ukraine dans la lutte contre la corruption, considérée comme relativement répandue dans ce pays. « La lutte contre ce phénomène est une course de fond. Nous savons que l’Ukraine déploie de grands efforts dans ce domaine et a connu un certain nombre de succès », a indiqué Daniela Kovářová. L’Ukraine a par exemple déjà ratifié la Convention civile sur la corruption du Conseil de l’Europe et signé la Convention de l’ONU contre la corruption de même que la Convention pénale du Conseil de l’Europe sur la corruption. Le ministre tchèque a par ailleurs salué le développement de la coopération de l’Ukraine avec l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et le GRECO (le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe), sur les recommandations desquels l’Ukraine a adopté la loi sur le représentant spécial pour la lutte contre la corruption. « la lutte contre la corruption est l’une des priorités fondamentales du gouvernement ukrainien qui continuera à faire son maximum pour atténuer l’ampleur de ce problème », a également confirmé le ministre ukrainien de la Justice, Mycola Onichtchouk.
Les discussions ont en outre porté sur la lutte contre le crime organisé, un domaine dans lequel la présidence tchèque poursuit les objectifs de longue haleine que l’UE s’est fixée, la prévention de l’utilisation d’internet à des fins détournées, le blanchiment d’argent ou la protection des enfants par exemple. La présidence tchèque a ainsi initié la révision de la décision-cadre de l’UE relative à la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants et la pédopornographie, un autre texte important actuellement en cours de négociation au sein des groupes de travail pour révision étant la décision-cadre de l’UE relative à la lutte contre la traite des êtres humains.
La présidence tchèque a par ailleurs encouragé la réforme de la Justice en cours en Ukraine. Le ministre D. Kovářová a en particulier salué les efforts déployés par ce pays pour la formation et l’amélioration du système de recrutement des juges. L’un des autres instruments qualifiés par la présidence tchèque d’utiles dans le cadre de la réforme de la justice ukrainienne en vue de sa transparence est sa numérisation. « L’une des priorités de la présidence tchèque est l’ « e-Justice ». Nous avons par conséquent pris note avec satisfaction de l’introduction d’un registre unique en Ukraine, offrant aux citoyens un accès rapide et facile aux décisions de justice », a indiqué le ministre tchèque de la Justice en direction de la partie ukrainienne.
Les représentants de l’Union européenne ont également souligné qu’il est important que la coopération entre l’Ukraine et les États membres de l’UE se développe essentiellement sur la base d’accords multilatéraux. La condition préalable au bon fonctionnement de la coopération entre l’UE et l’Ukraine est d’assurer la sécurité juridique, la prévisibilité du droit et l’équité procédurale.
- Plus d'information : Troïka ministérielle UE – Ukraine à Luxembourg
Contact :
- Petra Střítecká, porte-parole du ministère de la Justice de la République tchèque pour la présidence tchèque du Conseil de l’UE
- Tél. : +420 221 997 261, GSM : +420 737 247 353 ; e-mail :pstritecka@msp.justice.cz
Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:19