Les cormorans ont occupé le Parlement européen
L’un des mots les plus souvent prononcés lors de l’audition publique avec les représentants de la région baltique sur les questions de la pêche a été le mot cormoran.
Ont également été discutées la question des effets du changement climatique sur l’écosystème de la région baltique ou encore celle de la pêche côtière et des stocks de poissons. Au nom de la présidence tchèque, l’audition sur la mer Baltique au Parlement européen a vu la participation du premier adjoint au ministre de l’Agriculture, Ivo Hlaváč.
Lors de son intervention, Ivo Hlaváč a souligné que la présidence tchèque prête beaucoup d’attention au développement de la pêche dans la région baltique mais pas uniquement ; en particulier aujourd’hui, alors qu’elle a devant elle plusieurs documents importants dépassant largement le champ de la pêche, parmi lesquels la proposition de règlement relatif au contrôle de la politique commune de la pêche ou le livre vert sur la réforme de cette politique. L’une des questions les plus discutées a été celle des cormorans et autres prédateurs dont l’importance, selon Hlaváč, ne se limite pas aux États côtiers. « La valeur des cormorans en tant qu’espèce protégée est indéniable. D’un autre côté, il est aussi vrai que le nombre croissant de cormorans combiné avec leur « bon » appétit permanent provoquent des dégâts économiques toujours plus importants pour les pêcheurs et les exploitations aquacoles », a déclaré Ivo Hlaváč signalant ainsi les principaux enjeux, avant d’ajouter que : « Étant donné le caractère transfrontalier de ce problème, il serait approprié de se pencher sur une approche coordonnée. Nous voulons ouvrir cette question en avril lors du débat sur l’aquaculture ».
La toute première audition publique au Parlement européen consacrée à la mer Baltique s’est déroulée avec la participation d’un grand nombre de représentants des États de la région baltique, en particulier du Danemark, de l’Estonie, de la Pologne et de la Suède, qu’ils soient députés, hommes politiques et diplomates ou surtout scientifiques, experts, pêcheurs et représentants de l’industrie de transformation. Les discussions se sont déroulées en trois blocs et ont été consacrées aux sujets d’actualité que sont par exemple les effets du changement climatique sur les écosystèmes de la mer Baltique, l’état des stocks de poissons ou encore certaines questions spécifiques relevant du secteur de la pêche, telles que celle la modernisation des navires de pêche ou du développement de la pêche côtière.
Contact :
- Tereza M. Dvořáčková, porte-parole du ministère de l’Agriculture pour la présidence tchèque du Conseil de l’UE
- Tél. : +420 221 813 063, GSM : +420 737 213 030 ; e-mail : tereza.dvorackova@mze.cz
Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:44