Réunion informelle sous le signe des poissons
« L’organisation commune du marché des poissons et des produits de l’aquaculture doit être significativement modifiée et adaptée aux nouveaux défis », ont conclu lundi, au Centre des congrès de Prague, les directeurs généraux des départements Pêche de toute l’UE.
Les directeurs généraux des départements Pêche des 27 se sont réunis à Prague pour, lors de leur réunion informelle, y discuter pour la première fois, sur la base d’un document soumis par la Commission européenne, de l’orientation future de la réforme de l’organisation commune du marché des poissons et des produits de l’aquaculture.
Ils se sont entendus sur le fait que cette organisation du marché devrait s’intégrer dans le cadre global de la Politique commune de la pêche, être efficace, plus simple et répondre davantage et plus rapidement aux besoins du marché, et être utile lors des crises comme celle à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés. « L’organisation commune du marché est de par sa nature l’un des domaines principaux de la Politique commune de la pêche. Un commerce fonctionnant bien et une interconnexion entre la demande et l’offre sont la base d’une politique commune efficace », indique l’adjoint au ministre tchèque de l’Agriculture, J. Novák, intervenu au début de la réunion. « La réforme de l’organisation actuelle, et pour le moins dépassée, du marché, est nécessaire. L’organisation réformée devrait être capable de faire face aux défis du 21e siècle. »
Parmi les principaux sujets fréquemment discutés ont figuré le rôle des organisations de producteurs, les aides, le financement ou encore le commerce.
Les organisations de producteurs devraient jouer un rôle essentiel : être un partenaire équivalent pour les distributeurs, les grossistes et les détaillants. Elles devraient se voir confier une plus grande responsabilité dans toute une série de domaines, des stratégies marketing à la collecte des données en passant par la question de la traçabilité et l’étiquetage des produits. Pour faire simple, elles devraient davantage participer à la création de la valeur ajoutée. Il est toutefois pour cela essentiel qu’elles deviennent plus attrayantes pour les entreprises ; la solution n’est pas de les obliger à participer.
S’agissant des aides, les directeurs se sont entendus sur le besoin de réévaluer le système des aides au marché de façon à ce qu’il réagisse à la situation sur le marché. L’un des instruments disponibles est l’aide au stockage, jugée utile car elle joue le rôle de « tampon » en cas de fluctuation du volume de produits sur le marché ou des prix.
Les positions sur les sujets commerciaux divergent suivant qu’il est question d’importations ou d’exportations. Les importations sont importantes pour assurer un volume constant de matières premières pour l’industrie de transformation ; les exportations sont quant à elles essentielles en tant que source de financement des entreprises dont une grande partie est sous-capitalisée. Les directeurs ont également abordé la question adjacente du besoin d’assurer des standards identiques pour les importations de produits tout en respectant les règles de l’OMC.
« L’organisation commune du marché devrait aider les entreprises à mieux planifier leurs activités à moyen et long terme, en particulier du point de vue des nouveaux investissements, de la recherche de nouveaux débouchés commerciaux et de la création d’entreprises stables et rentables », explique le directeur général Martin Žižka qui a dirigé la réunion avec ses homologues. « D’un autre côté, cette organisation commune du marché devrait garantir que les consommateurs pourront être sûrs qu’ils achètent un poisson sain, provenant d’une source avérée et sûre, qu’il provienne de la mer ou de l’aquaculture », précise-t-il encore. Dans le cadre du programme parallèle, les directeurs généraux visiteront la Bohême du Sud, un centre traditionnel d’aquaculture en eau douce en République tchèque.
La discussion sur la prochaine orientation de l’organisation commune se poursuivra au cours des mois à venir sous les présidences suédoise et espagnole.
Contact :
- Tereza M. Dvořáčková, porte-parole du ministère de l’Agriculture de la République tchèque pour la présidence du Conseil de l’UE
- Tél. : +420 221 813 063, GSM : +420 737 213 030 ; e-mail : tereza.dvorackova@mze.cz
Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:18