Stop à la sous-alimentation des malades et aux maladies liées à la sous-alimentation

La présidence tchèque a pris la tutelle du séminaire international intitulé « Stop à la sous-alimentation des malades et aux maladies liées à la sous-alimentation » organisé les 11 et 12 juin 2009.

En même temps, la présidence a appelé les plus grands experts européens en matière de soins de santé et de politiques de santé à discuter de l’urgence de trouver une solution au problème de la malnutrition dans les établissements de santé, et à adopter les mesures appropriées pour éliminer la menace pesant sur la qualité de vie, de la mortalité inutile et la morbidité des patients européens.

La sous-alimentation ne tue pas, à proprement parler, les malades, mais peut contribuer à l’apparition de complications mortelles. Cela se produit dans les cas où le personnel médical accorde toute son attention au diagnostic principal et à sa prise en charge (par exemple le remplacement d’une hanche, l’ablation d’une tumeur, la guérison d’une maladie contagieuse). La sous-alimentation reste négligée et n’est pas diagnostiquée, en particulier chez les patients à mobilité réduite ou ayant des problèmes psychiatriques ou de communication. Bien que le diagnostic principal soit correctement soigné, la prise en compte insuffisante de la sous-alimentation mène à un affaiblissement de l’effet du traitement, souvent coûteux, à l’impossibilité d’assurer une rééducation efficace et il peut survenir une réduction de la masse musculaire et une détérioration de la condition physique.

Au niveau de l’Europe entière, la sous-alimentation touche plus de 30 millions de citoyens. La plupart d’entre eux vivent sous leur propre toit et comptent parmi les citoyens les plus âgés. Le risque de sous-alimentation concerne 10 % des plus de 65 ans, quelque 40 % sont des patients admis dans des établissements de santé, et il est fait état de 60 % de personnes sous-alimentées parmi les bénéficiaires des soins à domicile.

Les données récentes en provenance de Grande-Bretagne montrent qu’environ 3 millions de personnes sont sous-alimentées. Les frais exposés pour soigner les maladies liées à la sous-alimentation et leurs complications atteignent dans ce pays 15 milliards d’euros. Au sein de l’UE, il s’agit d’un montant estimé à 170 milliards euros. Le traitement lui-même de la sous-alimentation accroît le besoin en soins de santé tant dans les hôpitaux (prolongation de la durée d’hospitalisation, apparition de complications infectieuses) que dans les cabinets médicaux.

La prévention de la malnutrition (mauvaise alimentation en termes qualitatifs) peut à cet égard faire économiser jusqu’à 1 000 euros par patient hospitalisé, ainsi que le professeur de chirurgie Olle Ljungqvist l’a indiqué lors de son intervention.

Les représentants de la Commission européenne, les experts des sociétés internationales spécialisées dans l’alimentation des malades et les représentants des sociétés spécialisées dans le soin aux personnes âgées et le vieillissement ont présenté les expériences et nouvelles approches dans le suivi de l’état nutritionnel des patients ainsi que les progrès réalisés dans le domaine de la préparation de la nourriture et les nouveaux procédés et technologies.
La République tchèque, en tant que pays assurant la présidence de l’UE, a présenté les activités de la Société tchèque pour l’alimentation clinique et les soins métaboliques intensifs. Elle a ainsi proposé des solutions pour préparer la nourriture des patients en utilisant les technologies actuelles et en même temps évaluer et mettre en œuvre ces expériences et procédés dans les hôpitaux et les cabinets médicaux.
Le séminaire a également été marqué par la présentation des activités du nouveau groupe de travail pour l’alimentation, qui prépare un plan d’action pour la lutte contre la malnutrition.
Avec cette conférence, la présidence tchèque enrichit la liste de ses manifestations parallèles d’un autre thème très important qu’elle soumettra pour discussion également au niveau européen. Elle invite par ailleurs la Commission européenne et surtout la présidence suédoise à poursuivre les débats sur ce thème grave.
La conférence des 11 et 12 juin 2009 fera suite notamment à l’Appel de Prague pour la lutte contre la malnutrition de 2007 et aux recommandations du Parlement européen sur l’alimentation.


Contact :

  • Andrea Mimrová, porte-parole du ministère de la Santé
  • Tél. : +420 224 972 424, GSM : +420 737 204 961, E-mail : andrea.mimrova@mzcr.cz

Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:18

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