Une nouvelle résolution de l’ONU pour les forêts mais pas de décision sur le financement
Plus de 600 représentants des États-membres et des groupes d’intérêts se sont entretenus, lors de la 8e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF-8) à New York, sur deux thèmes principaux : « Les forêts dans un environnement en évolution » et « Les moyens de mise en œuvre de la gestion durable des forêts ». Le résultat est une résolution sur les forêts dans un environnement en évolution, mais aucune décision sur le financement de la gestion durable des forêts n’a toutefois été adoptée. Les participants ont « gelé » le texte, la discussion devant se poursuivre lors de la prochaine session du FNUF en janvier 2011.
Le marathon de deux semaines des négociations de la 8e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF-8) a permis l’adoption d’une résolution sur les forêts dans un environnement en évolution, une résolution mettant l’accent sur la nécessité d’une meilleure coopération et coordination dans le cadre des politiques et programmes transversaux, et notamment d’une coopération entre les régions. Aucune décision sur le financement de la gestion durable des forêts n’a toutefois été adoptée. Les participants ont « gelé » le texte et décidé de poursuivre la discussion lors de la prochaine session du FNUF en janvier 2011.
La réunion a par ailleurs permis la tenue d’un « Multi-stakeholder dialog » (dialogue multilatéral entre les parties intéressées) et d’une discussion en panel sur le thème de la crise économique et financière et de son impact sur le secteur forestier. La résolution adoptée porte globalement sur les instruments de gestion durable des forêts, en particulier en liaison avec le thème « Les forêts dans un environnement en évolution », ainsi que sur le renforcement de la coopération et de la coordination entre les processus, les plateformes et les conventions portant même seulement partiellement sur les forêts et la sylviculture, et enfin l’échange d’informations entre eux. La nouvelle résolution encourage en outre la coopération entre les différents pays en voie de développement de même qu’entre les PVD et les pays développés, et promeut la réalisation d’inventaires forestiers aux niveaux nationaux dans le but d’obtenir des informations comparables sur les forêts.
L’un des éléments importants de la résolution est le « message » envoyé par le secteur forestier aux organisations regroupées dans le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF) et en particulier aux trois conventions de Rio (la Convention sur la diversité biologique, la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques, et la Convention internationale sur la lutte contre la désertification).
Le message envoyé insiste sur le rôle de la gestion durable des forêts, qui conçoit les forêts dans l’étendue entière de leurs fonctions et utilité et ne s’intéresse pas uniquement par exemple à la lutte contre le changement climatique, à la déforestation ou au soutien à la biodiversité. Ce message met en outre en évidence les instruments concrets déjà existants, opportuns pour la gestion durable des forêts dans les PVD, par exemple les programmes forestiers nationaux.
Le thème « Moyens de mise en œuvre », portant essentiellement sur les questions de financement, a, dès la première semaine, divisé les États en deux groupes. D’un côté, le G77 et la Chine estiment indispensable la création d’un fonds mondial reposant sur une base volontaire et dans lequel les PVD pourraient puiser en vue de la mise en œuvre de la gestion durable de leurs forêts. D’un autre côté, l’UE, le JUSCANZ (Japon, États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), la Suisse et un certain nombre d’autres pays défendent la constitution d’un processus de « facilitation » (de soutien) qui faciliterait l’accès aux ressources de financement existantes, améliorerait le niveau d’information sur les possibilités de financement, contribuerait à développer les programmes forestiers nationaux et créerait un environnement rendant possibles les investissements par le secteur privé. Ce deuxième groupe de pays est contre la création d’un fonds mondial, et aucun des États ne disposait d’un mandat politique pour la négociation d’un accord sur sa constitution.
Au terme du marathon des négociations, une dernière proposition de compromis a été soumise le 2 mai, en début de matinée, par le président du bureau. Ce texte a recueilli l’accord de la majorité des parties, seuls les États-Unis ayant dû s’entretenir avec Washington pour finalement rejeter la proposition. Le FNUF s’est donc achevé sans qu’aucun accord sur le financement n’ait été trouvé.
Contact :
- Tereza M. Dvořáčková, porte-parole du ministère tchèque de l’Agriculture pour la présidence tchèque du Conseil de l’UE
- Tél. : +420 221 813 063, GSM : +420 737 213 030 ; e-mail : tereza.dvorackova@mze.cz
Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:23