Discours du vice-premier ministre et ministre du Travail et des Affaires sociales Petr Nečas – résumé de l’atelier à Prague :
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Premiers ministres, Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de résumer brièvement les résultats du séminaire préparatoire qui s’est tenu ici, à Prague, le 27 avril 2009.
Comme vous le savez, cet atelier était consacré à trois thèmes prioritaires : le maintien de l’emploi, la création de nouveaux emplois et le soutien à la mobilité.
S’agissant du maintien de l’emploi, les mesures améliorant la situation financière actuelle des entreprises et du milieu entrepreneurial en général et réduisant les charges qui pèsent sur ceux-ci peuvent sauver un grand nombre d’emplois. Les participants de l’atelier se sont toutefois entendus sur le fait que de telles mesures doivent être perçues comme des mesures à court terme, leur application à long terme étant sinon un fardeau insoutenable pour les finances publiques. Les débats ont par ailleurs largement porté sur la façon d’iddentifier les entreprises viables à long terme et devant donc pouvoir bénéficier d’un soutien ou d’une aide. La majorité absolue des participants s’est entendue pour affirmer que c’est le marché, et non les gouvernements, qui doit décider de la viabilité des entreprises, et c’est pourquoi des mesures générales doivent être préférées aux mesures destinées à des entreprises et des secteurs concrets.
Concernant la création de nouveaux emplois, le séminaire a souligné le rôle clé des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises, dans la création de nouveaux emplois. Il est nécessaire de souligner ici que créer un environnement favorable aux entreprises signifie en même temps créer de nouveaux emplois. La réduction des coûts non salariaux du travail, de la charge administrative pour les entreprises, du nombre de réglementations superflues, l’élimination des rigidités du marché du travail, l’achèvement complet du marché intérieur unique, sont par exemple des mesures appropriées. Les représentants des syndicats ont ensuite attiré l’attention sur le fait que le secteur privé n’est actuellement pas en mesure d’assurer la création de nouveaux emplois en nombre suffisant, et ont proposé que cette fonction soit partiellement reprise par le secteur public, par exemple par le biais de la création de nouveaux emplois dans les services sociaux et la santé. Il est toutefois nécessaire de soigneusement peser le pour et le contre de telles solutions en termes de viabilité des emplois créés et d’impact sur les finances publiques.
Enfin, pour ce qui est du soutien à la mobilité, tous les participants se sont entendus sur la nécessité d’éliminer les obstacles artificiels à la mobilité, tant professionnelle que géographique. Tout comme sur le marché des biens et des services, le protectionnisme et la discrimination doivent disparaître du marché du travail.
Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre attention.
Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:23