Transcription du discours prononcé par Mirek Topolánek au Parlement européen

Bonjour à tous et bienvenue à l’occasion du rapport régulier du président du Conseil européen qui fait suite au sommet de printemps du Conseil européen.

Je souhaiterais tout d’abord m’excuser auprès de vous de ne pas pouvoir rester durant toute la durée de la réunion de l’assemblée plénière, comme le veut la coutume ; dans la deuxième partie, après les interventions des représentants des fractions, je serai donc représenté par mon vice-premier ministre, M. Vondra. La raison pour laquelle je dois rentrer à Prague ce sont, comme l’a déjà dit Hans Gert Pöttering, les obstructions sans précédent auxquelles nous devons faire face de la part des socialistes et qui durent du reste depuis le début de la présidence tchèque, ce que je n’ai jamais caché. Le fait que le gouvernement va devoir démissionner ne menacera sûrement pas la présidence ; que les socialistes ne se soient pas rendus compte que la République tchèque préside le Conseil européen, qu’ils refusent un niveau minimal de coopération, c’est précisément à la social-démocratie que cela porte le plus préjudice. Mais la présidence ne devrait pas avoir à en souffrir, car pour ma part je suis profondément convaincu que ce que j’ai dit ici lors de mon discours d’introduction au Parlement européen, c’est-à-dire que nous nous efforcerons d’animer la discussion et de parvenir à des compromis, nous y sommes indubitablement parvenus et le Conseil européen de printemps en est la preuve. Chez nous nous avons coutume, lorsqu’un intervenant s’exprime, de ne pas lui couper la parole, mais peut-être les coutumes sont-elles un peu différentes ici. Voilà donc en guise d’introduction.

Permettez-moi maintenant de passer, et je m’en tiendrai strictement aux conclusions du Conseil européen, permettez-moi de passer aux raisons de ma présence ici aujourd’hui, aux raisons pour lesquelles nous avons entrepris certaines démarches au Conseil européen ; mais avant cela permettez-moi de faire un commentaire sur ce qui s’était passé encore avant le Conseil, c’est-à-dire sur le sommet « tripartite » avec les partenaires sociaux. Ce sommet a réuni beaucoup de grands noms : outre le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et moi-même, deux autres premiers ministres ont également participé au sommet, M. Reinfeldt, premier ministre du Royaume de Suède, et M. Zapatero, premier ministre du Royaume d’Espagne ; personnellement j’étais assez optimiste après cette réunion et très surpris par le consensus des partenaires sociaux non seulement vis-à-vis des objectifs de la présidence mais aussi de manière générale avec la gestion de la situation dans laquelle les employés, où éventuellement les chômeurs, se trouvent et peuvent se retrouver à cause de la crise financière mondiale et de la récession économique. Sachez que si cela intéresse quelqu’un, je peux en dire davantage sur cette réunion tripartite, mais en résumé nous sommes d’accord sur trois principes fondamentaux : permettre une bien plus grande flexibilité du marché du travail, une mobilité de la main-d’œuvre beaucoup plus grande, et travailler de façon bien plus intensive à l’élévation du niveau de formation et de compétences de la main-d’œuvre de sorte qu’elle puisse trouver sa place sur le marché du travail, etc.

Le Conseil européen de printemps était certes déjà la deuxième réunion de chefs d’État et de Gouvernement que nous ayons dirigée, il était néanmoins le premier sommet formel « ordinaire ». Le thème visiblement le plus suivi a été celui de la gestion de la crise économique actuelle. Pour ma part, je commence par affirmer que je refuse catégoriquement les voix qui s’élèvent pour dire que nous faisons peu, que nous travaillons peu en profondeur. Je ne donnerai qu’un seul chiffre, 400 milliards d’euros. 400 milliards d’euros, c’est-à-dire 3,3 % du PIB de l’UE, pour des mesures sans précédent et qui sont liées aux stabilisateurs automatiques dont dispose l’UE mais pas, par exemple, les États-Unis Je pense que l’exemple pris par José Manuel Barroso est tout à fait significatif : un ouvrier licencié par Saab en Suède et un ouvrier licencié par General Motors quelque part à Chicago ont des standards sociaux complètement différents, leurs gouvernements ont des approches elles aussi complètement différentes, et ce sont justement les stabilisateurs automatiques qui multiplient de beaucoup cette somme de 400 milliards d’euros et nous donnent ainsi un avantage incontestable par rapport aux États-Unis. Ce consensus entre l’ensemble des vingt-sept dispose d’un soutien fondamental dans la confirmation de la validité de la stratégie de Lisbonne, l’un des quatre piliers sur lesquels l’accord entier repose. Hier, Gordon Brown nous honorait de sa présence et il a certainement eu l’opportunité de vous expliquer l’approche des vingt-sept, le mandat pour le sommet du G20. Toutes les mesures à court terme, et nous nous sommes entendus sur ce point, doivent être temporaires et elles sont également conçues pour être temporaires. Les priorités et orientations à moyen et à long terme de la stratégie de Lisbonne ont été confirmées, les mesures à court terme doivent donc s’y conformer.

Je dois dire ouvertement qu’après la déclaration de Timothy Geithner, le ministre des Finances des États-Unis, sur « l’action permanente », le Conseil européen a été plus ou moins saisi de consternation. Non seulement l’Amérique répète les erreurs qu’elle avait déjà commises dans les années 1930 : des stimulations de grande ampleur, la tendance et l’appel au protectionnisme, la campagne « Buy American », etc., mais en plus toutes ces décisions, leur combinaison et, pire encore, l’initiative en faveur de leur introduction définitive, mènent droit en enfer. Il faut ressortir les manuels d’histoire apparemment enfouis sous la poussière. La plus grande réussite du Conseil de printemps est selon moi le refus catégorique de s’engager dans cette voie et d’adopter une approche court-termiste.

Je dois franchement rejeter les mots du président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen, selon lequel nous avons peu fait au Conseil européen pour combattre la crise et nous attendons d’être sauvés par les États-Unis. Non seulement parce que la voie choisie par les États-Unis s’est déjà elle-même historiquement discréditée, mais aussi parce que, comme je l’ai déjà dit, le niveau de sécurité en termes sociaux et surtout de couverture des besoins sociaux des citoyens est sensiblement différent aux États-Unis et sensiblement plus faible. C’est pourquoi choisir cette voie est dangereux dans le sens où pour financer leurs mesures sociales, les Américains auront besoin de liquidités ; or il leur sera facile d’en obtenir parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour acheter des bons américains. Mais cela mettra en péril la liquidité des marchés, retirera la liquidité du marché financier mondial, et la vente des autres bons, peut-être européens et en tout cas polonais, tchèques, et peut-être d’autres pays, seront menacées, à la suite de quoi il n’y aura plus de liquidités dans le système. Cette approche suscite des craintes et à mon avis fera l’objet de discussions au sommet du G20. Ce sommet sera l’une des occasions d’en parler, le sommet informel de l’UE27 avec l’administration américaine et Barack Obama qui s’ensuivra à Prague pouvant permettre la poursuite de ces discussions. Je veux croire qu’avec les États-Unis nous trouverons une solution commune car nous ne voulons en aucun cas dresser les États-Unis et l’Union européenne l’un contre l’autre. À l’heure actuelle, et cette crise nous l’a à nouveau démontré, il n’existe en effet aucune économie isolée et le degré d’interconnexion est très élevé, ce qui signifie qu’en temps de crise les problèmes nous concernent tous et que ce n’est qu’ensemble que nous pouvons les résoudre.

Le deuxième pilier du consensus lié à la recherche d’une solution à la crise actuelle est justement la préparation du sommet du G20. Les supports préparés par Gordon Brown et son administration sont excellents et vous avez eu la possibilité d’en prendre connaissance hier. Cette approche à trois piliers, c’est-à-dire la gestion du secteur financier et des stimulations fiscales, la régulation et la correction des erreurs décelées dans le cadre de ce système, et le présent troisième pilier, à savoir la relance et la libéralisation du commerce mondial qui implique une pression pour relancer les négociations de Doha dans le cadre de l’OMC, représente exactement, selon moi, l’ensemble des solutions proposées par le Conseil européen et dont il a convenu sans ambiguïté. Je souhaite également souligner le fait que nous nous sommes finalement entendus sur un chiffre concret en ce qui concerne l’augmentation de la capacité financière disponible du Fonds monétaire international, et que nous avons fixé cet engagement concret encore potentiel à 75 milliards d’euros. L’Europe des vingt-sept a, avant le G20, une position unique, un objectif commun et parle d’une seule voix. C’est ce que je considère comme étant sans équivoque notre plus grand succès, parce que ce Conseil européen dans son entier a constitué un test de l’unité européenne, de la solidarité européenne, des valeurs européennes et du marché intérieur unique européen. S’il était porté atteinte à l’un de ces éléments, alors nous sortirions réellement affaiblis de cette crise, et non pas, comme je le pense, plus forts, comme ce sera le cas si nous respectons ces attributs de base.

C’est pourquoi il n’y a pas lieu d’être pessimiste avant la réunion du G20, contrairement à ce que pense Poul Nyrup Rasmussen. Je crois en effet que nous avons tous compris qu’il faut agir de manière solidaire et coopérer, ce que confirme Graham Watson de la fraction libérale.

La crise actuelle, comme nous le disons tous, est une crise de la confiance. Le troisième domaine clé pour résoudre la crise est donc le rétablissement de la confiance : il ne suffit pas seulement de verser de l’argent dans le système, cela nous l’avons fait mais les banques ne prêtent toujours pas ; ce qu’il faut, c’est que les banques prêtent cet argent, ce qu’elles ne feront pas tant qu’elles n’auront pas confiance. Les liquidités dont elles disposent n’ont pas résolu le problème. La confiance ne se commande et ne s’achète pas. Nous avons fait un pas de plus pour essayer de rétablir la confiance : nous avons doublé le cadre de garantie à 50 milliards d’euros, pour le cas où les pays situés hors de la zone euro en auraient besoin. Nous nous sommes entendus sur le fait qu’il convient d’intervenir non pas en bloc vis-à-vis de chaque banque, de chaque pays, mais individuellement, et nous considérons à l’heure actuelle l’approche « taille unique » (« one-size-fits-all ») comme dangereuse, les marchés étant nerveux et réagissant immédiatement de manière excessive et négative à chaque mouvement. C’est pourquoi une meilleure régulation est justement nécessaire dans ce cas-ci. J’insiste sur le mot « meilleure », ou bien là où il n’en existait pas, il faut instaurer une régulation. C’est ici que vous entrez en scène, vous, les députés au Parlement européen. Nous aimerions parvenir à un accord et je reçois des signaux qui me laissent penser qu’un tel accord est possible sur des actes législatifs qui réalisent en substance notre vision et notre idée d’une meilleure réglementation concernant les agences de notation, la solvabilité des compagnies d’assurance, les exigences de capital pour les banques, les paiements transfrontaliers et la monnaie électronique etc. Je serais satisfait si durant votre mandat vous approuviez ces textes, et si donc ils entraient en vigueur, pour que nous puissions les mettre immédiatement en pratique. Je suis particulièrement content, comme nous tous, du rapport rendu par M. de Larosière. Il est brillant dans sa partie analytique et très instructif dans sa partie consacrée à la réalisation, et le Conseil européen a tiré des conclusions claires dans ce sens.

La mission sans doute la plus importante du Conseil européen de printemps a été celle d’évaluer la mise en œuvre jusqu’à présent du plan de relance, comme le Conseil l’a décidé en décembre. C’est précisément sur ce point que les murmures et les critiques sont les plus nombreux - et moi j’estime que c’est injustifié - aux termes desquels ce plan serait insuffisant, lent, sans ambition… Je voudrais ici remettre les choses à leur place. Les mesures fiscales de l’UE ont atteint 400 milliards d’euros, c’est-à-dire 3,3 % du PIB de l’UE, sans compter les fonds destinés à la recapitalisation des banques, à la garantie des banques, pour une valeur dépassant les 10 % du PIB, c’est ce que l’Union européenne peut à l’heure actuelle se permettre sachant que malgré tout cela signifiera une intervention très importante sur le pacte de stabilité et de croissance, l’enfoncement des dettes publiques, et la remise des choses en l’état quand sera arrivé « the day after », quand nous en serons au lendemain de la crise, pour simplifier. Je pense que même ces 5 milliards d’euros, une toute petite partie de la somme énorme que représentent les 400 milliards, sont et finalement ont été approuvés ; les négociations, auxquelles toute une série d’États ont été confrontés, ont été très compliquées : il ne s’agit pas de mesures anticrises si les fonds ne sont pas puisés en 2009 et 2010, ce qui est vrai, le système d’évaluation des projets n’est pas transparent, il n’existe vraiment pas de bonne liste de ces projets etc., il n’y a pas assez de ceci, il y a trop de cela. Après des négociations compliquées nous avons fini par nous entendre, et sur ce point la présidence tchèque joue un rôle clairement dominant car elle a permis de trouver un accord pour faire approuver ces 5 milliards puis vous les envoyer à vous au Parlement européen pour que vous vous en occupiez. Je dois encore préciser que ce plan de relance a un niveau communautaire, où aujourd’hui quelque 30 milliards d’euros sont disponibles, et un niveau national permettant à chaque pays-membre de mettre en place ses propres incitations fiscales dans le cadre du plan. Je pense que l’élément clé sur lequel le Conseil européen s’est entendu est la validité du pacte de stabilité et de croissance. Si nous, l’Union européenne toute entière, voulons sortir indemnes et plus forts de la crise, alors nous devons respecter nos propres règles. Nous commettrions aujourd’hui la plus grosse erreur si nous mettions en place de nouveaux paquets sans que toutes les actions nationales et communautaires aient été lancées, sans que nous connaissions leur effet ou que nous sachions si de nouvelles incitations fiscales sont nécessaires ou pas ; même sur ce point le Conseil européen est tombé d’accord. En cas d’absolue nécessité, le Conseil européen prendra d’autres mesures dont nous ignorons à l’heure actuelle s’il doit les prendre ou non ; personne ne sait jusqu’où la crise ira, personne ne sait quand et comment elle finira. Il est absolument insensé, sans connaître l’effet des mesures de la stimulation fiscale de 400 milliards, d’adopter de nouvelles mesures. Le plan est ambitieux, diversifié et complexe, et s’intéresse dans les différents pays, tous un peu différents selon la situation, aussi bien à la croissance qu’à l’emploi ou évidemment aux problèmes liés à la situation économique.

Le deuxième grand thème du Conseil européen a été la situation ou la question de l’énergie et du climat. Tant dans le domaine de la sécurité énergétique que dans celui de la protection du climat, nous avons largement progressé. La sécurité énergétique, outre le fait qu’elle est l’une des grandes priorités de notre présidence, et la nécessaire sécurité énergétique se sont fait sentir en janvier. La crise du gaz n’est pas résolue. La crise du gaz peut recommencer demain, après-demain, dans un mois, l’année prochaine, à tout moment. Le fait que même ce paquet anticrise de 5 milliards concerne principalement, mais pas seulement, précisément l’interconnexion des pays européens et les mécanismes et les projets les plus divers susceptibles de réduire la dépendance de l’Europe à une seule voie de livraison, est la preuve de ce que j’avance. Nous nous sommes mis d’accord pour que le mécanisme anticrise, en cas d’interruption des approvisionnements en énergie, soit prêt d’ici l’hiver prochain pour pouvoir réagir le cas échéant aux problèmes survenant. Il est plus que certain que nous en avons besoin. Cela a été démontré en janvier plus particulièrement en Slovaquie et en Bulgarie et dans quelques autres pays.

Concernant les discussions sur le climat : les négociations et les préparations de la conférence de Copenhague ont d’ores et déjà commencé. Aussi bien le Danemark, qui est le pays hôte, que la Suède, qui assurera la présidence à ce moment-là, ou encore la présidence tchèque y travaillent déjà activement aujourd’hui. Non seulement nous nous efforçons de trouver une position commune au niveau européen, mais aussi nous commençons à négocier avec les acteurs les plus importants sans lesquels le succès de la conférence de Copenhague ne pourra être garanti. Il s’agit des États-Unis, évidemment du Japon, de la Chine, de l’Inde, d’autres grands pays et des grands pollueurs. La plus grande discussion, et je voudrais m’attarder un peu sur le sujet, a porté sur la question de savoir si nous devons dès aujourd’hui définir non seulement les mécanismes, mais aussi la contribution des différents pays de l’UE à la somme que nous voulons allouer à l’aide aux pays en développement, aux pays tiers, pour qu’ils respectent leurs engagements dans le cadre de la lutte pour la protection du climat. La décision que nous avons prise est juste. Alors que nous discutons avec tous les grands acteurs, qui jusqu’à présent parlent plus qu’ils n’agissent, nous dresser nous-mêmes des barrières et des limites que les autres ne respecteraient pas serait un mauvais choix tactique et une très mauvaise décision. Notre position de négociateur est bien meilleure si nous avons les mains libres, et les pays ayant mis ce dernier projet sur la table, en l’occurrence la Suède, le Danemark, la Hollande, la Grande Bretagne et la Pologne, en sont convenus. Eu égard à l’approche polonaise, sont bien entendu respectés aussi bien les intérêts des pays ayant quelques craintes quant à ce mécanisme, que les intérêts des pays leaders dans la protection du climat. Il ne nous reste plus qu’à trouver le mécanisme concret, la clé, et cette formule adoptée suffisamment de temps avant la conférence de Copenhague est le résultat de l’accord trouvé entre tous les pays, y compris ceux qui considèrent cette question comme une priorité absolue.

Passons maintenant au troisième thème, aux relations extérieures. Le Conseil européen a formellement approuvé l’initiative du Partenariat oriental comme complément à notre politique étrangère ou à notre politique de voisinage, car si au Nord il y a la banquise et à l’Ouest l’Atlantique, au Sud et à l’Est vivent nos voisins et s’y trouvent des pays susceptibles de présenter une menace tant pour notre situation économique que pour notre situation sociale ou encore notre sécurité. Le partenariat oriental était un objectif de la présidence tchèque et je suis donc très content qu’il ait été approuvé, qu’une somme distincte de 600 millions d’euros ait été allouée, et j’anticipe votre question au sujet de la participation de la Biélorussie à ce projet, à laquelle nous réfléchissons. La Biélorussie a accompli un certain nombre de progrès, la suspension de la validité de l’interdiction de l’attribution des visas aux représentants du régime est prolongée, les portes de la Biélorussie sont en train de s’ouvrir, mais la décision n’a pas encore été prise. Si les pays membres ne parviennent pas à se mettre d’accord et que la décision ne satisfait pas les 27, alors nous n’inviterons tout simplement pas M. Loukachenko, même si tant l’opposition que les pays limitrophes nous recommandent de le faire. Je pense que si vous me posiez la question maintenant, je ne saurais y répondre, c’est pourquoi je la devance.

J’ai informé le Conseil européen de la rencontre et du sommet informel avec le président B. Obama le 5 avril en rapport avec une autre de nos priorités, le lien transatlantique. Les questions d’organisation ne sont pas encore entièrement réglées, vous obtiendrez tous les détails nécessaires ; pour ce qui est des thèmes abordés, le sommet sera cadré en trois bloc principaux : une discussion introductive sur les résultats du sommet du G20, la coopération dans les domaines de l’énergie et du climat où l’UE entend rester un acteur clé tout comme les États-Unis, et les relations étrangères couvrant la zone géostratégique allant de la Méditerranée à la mer Caspienne, c’est-à-dire l’Afghanistan, le Pakistan, la situation en Iran, et le Proche-Orient. Le sommet avec les États-Unis est important, il semble toutefois que nous ne devrions pas avoir d’attentes trop élevées ; aucun messie n’est arrivé, les États-Unis ont de nombreux problèmes intérieurs à gérer, et c’est justement pour cela qu’il est bon que Barack Obama prononce à Prague son discours de l’année dans lequel il voudra évidemment envoyer un message aux citoyens de l’UE sur les principales positions et les principaux objectifs de la nouvelle administration américaine.

Il y un certain nombre d’autres détails de la réunion du Conseil européen sur lesquels je suis prêt à répondre ; si j’ai omis quelque chose, je complèterai dans la discussion qui suivra l’intervention des présidents des fractions. C’est sans doute la dernière fois que nous nous retrouvons dans cette composition car vous allez entrer en campagne, et je dois dire que je serais heureux que vous vous absteniez de commencer aujourd’hui en ces lieux. J’espère que la lutte pour les différents sièges au Parlement européen sera juste et qu’après les élections vous vous retrouverez et continuerez votre travail.

Merci pour votre attention.

Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:40

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