
La présidence vue par les médias
Comment les médias internationaux ont-ils rapporté les évènements liés à la présidence tchèque du Conseil de l’UE et parlé de la présidence tchèque elle-même ? Découvrez les articles que nous avons sélectionnés pour vous !
30.3.2009
SME : l’Union a soutenu les Tchèque dans la crise
Le quotidien slovaque SME résume la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le « Gymnich », qui s’est déroulée à Hluboká nad Vltavou.
L’article souligne le soutien général apporté à la présidence tchèque en cette période de crise par ses partenaires, y compris la France, lors du Gymnich. L’auteur de l’article s’intéresse en outre à deux des principaux thèmes, étroitement liés, ouverts pendant la réunion : la ratification du traité de Lisbonne et le processus d’élargissement de l’UE.
The Times : Le plan de l’un est un poison pour l’autre
« La crise est d’une nature sans précédent et nos discussions doivent donc elles aussi être sans précédent ; le débat décidera non seulement de l’ampleur de notre coopération dans la recherche de solutions, mais aussi de la physionomie future du marché mondial. » C’est par ces mots que le premier ministre tchèque, Mirek Topolánek, achève la colonne publiée dans l’un des journaux les plus prestigieux du monde, le quotidien britannique The Times.
L’actuel président du Conseil européen revient entre autres sur les propos « road to hell » largement repris par les médias, qu’il avait prononcés en liaison avec la politique actuelle des États-Unis et replace son hyperbole dans le contexte. Mirek Topolánek souligne qu’ « une stimulation fiscale massive est peut-être ce dont les États-Unis ont besoin, mais elle n’est pas bonne pour les pays de l’UE, alors qu’ « au Conseil européen de printemps qui s’est déroulé sous la présidence tchèque, l’UE a adopté un plan de relance économique de 400 milliards d’euros, ce qui représente 3,3 % du PIB de l’UE entière et s’est entendue sur l’allocation au Fonds monétaire international d’un prêt de 75 milliards d’euros destiné à aider les États dont la balance des paiements est chancelante ». Le premier ministre tchèque rappelle enfin que « si l’économie mondiale doit se rétablit aussi vite que possible et avec le moins de dégâts possible, les acteurs principaux doivent agir de concert. Si l’Union européenne et les États-Unis trouvent un terrain d’entente malgré leurs différences économiques et sociales, ils pourront élever la voix pour appeler les autres acteurs mondiaux à adopter une approche coordonnée. »
29.3.2009
Frankfurter Allgemeine Zeitung : 50 % pire
Cet important quotidien allemand a publié un article dans lequel il présente une vision réaliste de la présidence tchèque et du traité de Lisbonne « qui réforme les procédures incommodes de l’UE beaucoup moins qu’on l’affirme ». L’auteur de l’article exprime clairement son accord avec les propos du premier ministre tchèque, Mirek Topolánek, sur les incitations fiscales excessives et souligne par ailleurs le fait que l’Union européenne continuera à fonctionner malgré la situation politique intérieure en République tchèque – d’autres présidences ont elles aussi connu dans le passé la chute du gouvernement du pays les assurant.
27.3.2009
Népszabadság : Sme : Les gouvernements tchèque et hongrois ne sont pas tombés à cause de la crise
L’auteur de l’article paru dans le quotidien hongrois s’appuie sur la réflexion publiée dans le quotidien slovaque Sme pour désapprouver l’irresponsabilité des hommes politiques tchèques qui ont laissé tomber le gouvernement au cours de la présidence tchèque du Conseil de l’UE et souligne par ailleurs que la crise économique et financière n’est pas la vraie cause de la chute du gouvernement, ce qui est essentiel pour la renommée de la République tchèque dans les cercles économiques.
Wall Street Journal :
Obama ne devrait pas craindre les francs propos de Topolánek
« L’Europe a fourni deux réponses mémorables à la question de ce qui constitue un bon allié qui méritent d’être récapitulées avant la visite d’Obama au vieux continent », écrit le journal économique américain The Wall Street Journal Europe dans son commentaire intitulé « C’est à ça que servent les amis ». « Le plus d’attention ont attirés les propos du premier ministre tchèque Mirek Topolánek qui a déclaré mercredi devant le Parlement européen que le plan de stimulation fiscale d’Obama mène en enfer. Ce commentaire s’est immédiatement tourné contre M. Topolánek qui en tant que président actuel du Conseil de l’UE reçoit plus d’attention que d’habitude. M. Topolánek s’est vu reproché d’avoir mis en péril les relations transatlantiques quelques jours avant le sommet G20 à Londres et la réunion au sommet de l’OTAN à Strasbourg. Or, les vrais alliés, ne peuvent-ils pas parler franchement lorsqu’ils ont une opinion différente ? Tout ce que M. Topolánek a fait était d’exprimer sans avoir pris de gants la même opinion déjà prononcée par les leaders européens du chancelier allemand Angela Merkel, au président français Nicolas Sarkozy en passant par le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. Si l’administration du président Obama ne les prend pas en compte et continue à augmenter le déficit, pourquoi ne pas parler plus fort ? Entre amis, on ne permet pas que nos économies s’effondrent.
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