Discussion des ministres chargés de l’Environnement sur la façon de parvenir à un accord climatique à Copenhague
Principaux sujets discutés lors de la deuxième journée de la réunion informelle des ministres de l’Union européenne chargés de l’Environnement.
Les négociations sur le futur accord climatique de Copenhague et le financement des mesures visant tant à réduire les émissions de gaz à effet de serre qu’à s’adapter aux conséquences du changement climatique ont été les deux thèmes fondamentaux de la deuxième journée de la réunion informelle des ministres de l’Union européenne chargés de l’Environnement qui s’est tenue à Prague.
« Parvenir à Copenhague à un accord sur la protection du climat est une condition tout à fait fondamentale pour la protection du climat et notre développement économique », a indiqué le président du Conseil « Environnement » de l’UE, Martin Bursík. La discussion d’aujourd’hui a confirmé que l’UE joue toujours un rôle de leader dans les discussions internationales sur le climat. « Les ministres européens de l’Environnement se sont réunis à Prague pour que nous leur communiquions des informations sur les progrès des négociations. Il nous revient de continuer à mener le débat et d’assurer le succès à Copenhague des discussions sur cet accord ambitieux dont nous avons urgemment besoin si nous voulons écarter les conséquences dangereuses du changement climatique », a ajouté M. Bursík.
L’UE est toujours la première et jusqu’à présent la seule région du monde à avoir adopté un ensemble ambitieux de mesures pour faire face au changement climatique ainsi qu’une position détaillée vis-à-vis du futur accord climatique de Copenhague. La présidence tchèque a conduit l’Union lors des négociations bilatérales avec l’Inde, le Japon et les États-Unis ainsi que lors des pourparlers multilatéraux dont les derniers se sont déroulés la semaine dernière dans le cadre de la réunion des Nations Unies à Bonn. « Malgré les problèmes politiques actuels en République tchèque, la présidence va continuer à mener le débat sur cette question lors des réunions des Nations Unies ou du G8 dans les mois à venir », a déclaré Martin Bursík.
Les négociations entrent à présent dans une phase critique. Une première proposition de texte de l’accord de Copenhague devrait voir le jour en mai. L’administration américaine commence à définir ses positions. « Nous pensons que les autres parties annonceront elles aussi bientôt leurs objectifs de réduction des émissions », a ajouté Martin Bursík. L’UE appelle les autres économies développées ainsi que les économies se développant rapidement à présenter des objectifs ambitieux. Dans un tel cas, elle est prête elle-même à s’engager à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2020.
« Il est absolument évident que les économies se développant rapidement telles celle de la Chine, de l’Inde ou du Brésil, considéreront le passage à une économie à faible émission de carbone comme trop exigeant si elles ne reçoivent pas de soutien financier et technologique de la part du monde développé, notamment de l’UE, des États-Unis, du Japon et d’autres pays », a expliqué le ministre M. Bursík.
Les changements auxquels nous devons procéder sont substantiels, et l’ampleur de la coopération financière et du soutien requis est tout aussi importante. Les investissements nécessaires atteindront à la fin de la prochaine décennie plusieurs dizaines de milliards de dollars par an. « Ces chiffres peuvent sembler très élevés, mais il faut se rendre compte qu’il ne s’agit là que d’une petite partie de ce que nous dépensons couramment pour le pétrole », a remarqué Martin Bursík. L’UE a une position claire : nous proposons une contribution juste de l’Union au financement des mesures d’adaptation et de réduction des émissions, comme élément de l’accord de Copenhague.
« Nous continuons à travailler avec les ministres des Finances sur les détails de ce qui selon nous serait susceptible de signifier un réel succès pour la réunion de décembre à Copenhague. Au cours des dix dernières semaines de sa présidence, la République tchèque fera son maximum pour que la présidence suédoise à suivre dispose d’une base sur laquelle s’appuyer », a conclu Martin Bursík.
Vous trouverez davantage d’informations sur ces rencontres dans le Calendrier des manifestations.
Contact :
- Jakub Kašpar, Porte-parole du ministère de l’Environnement
- Tél. : +420 267 122 040, GSM : +420 724 175 927, E-mail : [email protected]
Dernière mise à jour : 15.4.2009 16:15