Réunion des ministres chargés de la Coopération au développement : Quel sera l’impact de la crise financière sur le monde en voie de développement
Aujourd’hui à Prague s’est terminée la réunion informelle des ministres de l’UE chargés de la Coopération au développement.
Les ministres se sont entendus sur le fait que l’Union européenne devrait aider en particulier les pays les moins développés à faire face à l’impact de la crise financière. Bien qu’au temps des restrictions budgétaires, les pays riches ne devraient pas renoncer à leurs engagements parce que la stabilité et la prospérité des pays en voie de développement sont dans l’intérêt de tous. Lors de la réunion, les ministres ont également apporté leur soutien à une solution rapide de la situation humanitaire dans la Bande de Gaza et ils se sont penchés aussi sur d’autres sujets en matière de développement.
À la réunion de deux jours, tenue dans le Centre des congrès de Prague sous la conduite de l’adjoint au ministre des Affaires étrangères, Jan Kohout, ont participé les ministres des États membres de l‘UE chargés de la Coopération au développement, le commissaire européen Louis Michel et les représentants du Parlement européen. Parmi les autres intervenants ont figuré les représentants de la Banque mondiale, de l’ONU et le ministre moldave des Finances, Mariana Durlesteanu. Au cours du dîner de travail a intervenu le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg.
Le sujet principal des discussions menées par les ministres était l’adaptation de l’aide fournie aux pays en voie de développement à la crise financière et économique actuelle. D’après le vice-président de la Banque mondiale, Philippe Le Houérou, et le secrétaire général adjoint de l’OCDE, Mario Amano, le ralentissement de l’économie mondiale affectera de manière particulièrement dure les pays les moins développés de l’Afrique subsaharienne. Épargnées ne resteront ni les économies en voie de développement, telles que la Chine, l’Inde et les pays de l’Asie du Sud-Est où un grand nombre de gens peuvent tomber en dessous du seuil de pauvreté.
Dans cette situation, il est essentiel que les pays riches tiennent leurs promesses dans le domaine du financement du développement et qu’ils cherchent de nouvelles solutions. Étant souligné par le commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel, l’Union européenne reste le plus grand donateur de l’aide publique au développement à l’échelle mondiale. Cependant, un certain nombre d’États-membres pourront avoir des difficultés à faire honneur à leurs engagements. L’Union européenne s’est engagée dans l’ensemble à consacrer 0,56 % de son RNB à l’aide publique au développement d’ici 2010, tandis qu’aujourdhui elle ne contribue que 0,4 %.
Les nouveaux États-membres devraient contribuer d’avantage à cette aide publique européenne. Dans ce contexte, le ministre moldave des Finances, Mariana Durlesteanu, a salué la priorité de la présidence tchèque de mettre l‘accent sur la coopération au développement également dans les pays de l’Europe de l’Est. Les donateurs tels que la République tchèque, la Pologne, l’Hongrie, la Slovaquie ou l’Estonie disposent d’une expérience précieuse et des connaissances culturelles dont ils peuvent faire l’usage en faveur des pays de cette région.
Cinq habitants de la planète sur six vivent aujourd’hui dans les pays en voie de développement, les organisations financières fondées après la 2e guerre mondiale sont néanmoins guidées par les intérêts des plus riches pays. Pour cette raison, les ministres européens chargés du Développement soutiennent une plus grande représentation des pays en voie de développement dans ces organisations. La présidence tchèque veillera, selon Jan Kohout, à ce que les recommandations des ministres chargés du Développement soient entendues lors des discussions du groupe des vingt pays les plus développés du monde (G20) qui se tiendra au début d’avril à Londres.
Au cours de la réunion de Prague, les ministres chargés de la Coopération au Développement se sont penchés également sur la situation actuelle dans la Bande de Gaza. Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a informé ses partenaires européens des démarches entreprises par la présidence tchèque et visant non seulement à instaurer la paix mais aussi à améliorer les conditions de vie des habitants de la Bande de Gaza. L’Union européenne soutient également l’organisation d’une conférence des bailleurs de fonds en Égypte. Tous les ministres ont souligné la nécéssité accablante d’assurer l’accès des travailleurs humanitaires dans la Bande de Gaza. De nombreux pays européens ont déjà confirmé qu’ils étaient prêts à fournir l’aide humanitaire, celle de réhabilitation et de reconstruction dans les zones affectées par le conflit.
En outre ont fait l’objet des discussions des ministres les moyens d’assurer l’accès des pays pauvres à des sources d’énergie durables au niveau local. Comme l’a rappelé Yoshiteru Uramoto, le représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies pour le Développement industriel (ONUDI), la crise énergétique à laquelle l’Europe a fait face au cours des premiers jours de l’année est une réalité quotidienne pour près de 2 milliards de pauvres dans le monde entier. Cela est vrai en particulier pour les habitants des zones écartées qui ne disposent pas d’accès aux sources d’énergie de base. Les ministres présents ont ainsi dans leur majorité salué le choix de la République tchèque consistant à se consacrer à la problématique de l’accès aux sources d’énergie durables au niveau local pendant toute la durée de sa présidence.
Presidency Press Lines on Gaza
(Ce texte n’est disponible qu’en anglais)
At their informal meeting in Prague on 29 – 30 January 2009, EU Development Ministers had an exchange of views on the humanitarian situation in Gaza, in the presence of the President of the Council, Foreign Minister Karel Schwarzenberg, and the Commissioner for Development Cooperation and Humanitarian Aid, Louis Michel.
The following points were made:
- need to urgently open the Gaza crossings on a regular and predictable basis
and to increase the number of trucks allowed to enter Gaza
- rehabilitation, reconstruction and sustainable economic recovery will only be possible if the Gaza crossings are open for humanitarian assistance, commercial goods and persons.
Furthermore, Ministers underlined the importance of:
- full respect for obligations under International Humanitarian Law
- a strong political process, resulting in the creation of a viable democratic Palestinian state alongside a secure Israel.
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Dernière mise à jour : 10.2.2009 15:00