Gandalovič a passé avec succès les quatre jours de son marathon présidentiel
M. Gandalovič couvre, dans le cadre de l’agenda de la présidence, les domaines de compétence de trois commissions parlementaires : Agriculture, Pêche, et Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire.
Le ministre tchèque de l’Agriculture, Petr Gandalovič, a en quatre jours assumé la première direction du conseil Agriculture et Pêche, la présentation du programme de la présidence devant pas moins de trois commissions du Parlement européen, une réunion de travail avec les présidents de ces commissions ainsi qu’une rencontre de travail avec le commissaire européen Mariann Fischer Boel et Androulla Vassilia.
S’en référant à la situation actuelle, M. Gandalovič a informé la commission Agriculture et Développement rural de son étroite collaboration avec le commissaire Mariann Fischer Boel dans la recherche de moyens devant permettre de résoudre la difficile situation affectant le marché du lait. Il n’a pas non plus échappé au débat sur la ratification du traité de Lisbonne, fondamental pour la commission Agriculture car elle élargit les compétences actuelles du Parlement européen dans le domaine agricole à la codécision avec le Conseil. Le ministre de l’Agriculture a défendu l’approche de la présidence quant à la discussion de l’avenir de la Politique agricole commune et souligné la nécessité d’un débat politique concret entre les États-membres et le Parlement européen sur la forme à venir des paiements directs. « Même dans le contexte des conclusions du bilan de santé, la présidence tchèque se sent obligée à l’égard des nouveaux États-membres de discuter du thème des paiements directs après 2013 en insistant sur la suppression des inégalités historiques et la mise au point d’un positionnement concurrentiel équitable pour les agriculteurs dans l’Union », a indiqué le ministre.
La commission Agriculture et Développement rural a salué les ambitions sérieuses de la présidence tchèque de poursuivre la simplification de la réglementation européenne en matière agricole, l’une des plus complexes dans le cadre des politiques communes. Les députés au Parlement européen ont encouragé l’intention de M. Gandalovič d’animer au Conseil un débat débouchant sur des conclusions tangibles. Ces conclusions devraient clairement formuler les démarches à entreprendre pour alléger la charge administrative pesant sur la Commission et surtout sur les agriculteurs et découlant tant de la législation communautaire que des textes de transposition. Le ministre s’est entendu avec de nombreux députés européens sur le fait que seront décisifs pour l’avenir de l’agriculture européenne le soutien de la qualité et la diffusion de produits et denrées alimentaires agricoles de qualité. « L’accent mis par l’Europe sur la qualité peut aller de paire avec la suppression des barrières commerciales sans qu’une perte de position sur le marché intérieur ne soit à craindre », a-t-il souligné.
Devant la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire du Parlement européen, la discussion a principalement porté sur certaines réglementations communautaires en cours de préparation, susceptibles de toucher les traditions culturelles de nombreux pays de l’actuelle UE. À titre d’exemple, le thème relatif à l’amélioration de la protection des animaux au moment de leur abattage, dont la philosophie fondamentale est naturellement soutenue par la présidence, ne devrait pas négliger les coutumes nationales de nombreux pays et communautés utilisant des méthodes et procédures spécifiques. Le ministre a mentionné son intérêt de prendre en considération les arguments justifiés, à condition que soient respectés les principes fondamentaux de l’observation des conditions de vie optimales des animaux. Ne nous inquiétons donc pas pour le sort des abattages traditionnels des cochons en République tchèque, les modifications proposées s’inscrivant dans la lignée des pratiques éprouvées des maîtres charcutiers, tout-à-fait capables de faire face aux nouveaux défis à relever dans le domaine du bien-être animal.
Le ministre Gandalovič a souligné qu’au moment de déterminer les exigences pour les exploitants d’entreprises du secteur alimentaires concernant les informations à fournir sur les aliments, il conviendra de prendre en considération non seulement l’exigence d’informations claires et lisibles sur les aliments mais aussi l’impact de la crise économique actuelle sur ces entreprises. Il faudra également prendre en compte les efforts déployés par les États européens pour maintenir une riche offre d’aliments variés et de qualité, efforts soutenus entre autres par les indications géographiques protégées, telles que « České pivo » (la bière tchèque), « Štramberské uši » (les oreilles de Štramberk) ou « Pardubický perník » (le pain d’épice de Pardubice) dans le cas de la République tchèque. À cet égard, il est nécessaire de soigneusement lier entre elels les politiques applicables dans les domaines de la protection des consommateurs et de la qualité des denrées alimentaires.
Les questions des députés européens ont aussi porté sur la proposition de règlement du Conseil et du Parlement européen sensé juguler l’exploitation illégale des forêts. Le ministre Gandalovič a confirmé l’intention de la présidence de se pencher de façon intensive sur cette problématique et promis au Parlement européen une collaboration étroite lors des discussions et l’adoption de ce règlement. « Nous devons trouver une solution qui s’appliquera à ceux qui commercialisent le bois exploité illégalement mais en même temps ne discriminera pas les importateurs et producteurs sérieux. Surtout, nous ne pouvons pas permettre que cette proposition augmente de manière disproportionnée les contraintes administratives et financières, notamment pour les petits producteurs », a indiqué le ministre. Les thèmes majeurs de cette proposition ont été discutés lors de la réunion du conseil Agriculture et Pêche qui s’est tenue le 19 janvier 2009 sous la présidence de Monsieur Gandalovič.
Dernière mise à jour : 10.2.2009 15:00