Le premier ministre tchèque et président du Conseil européen, Mirek Topolánek, au Parlement européen
Mirek Topolánek est intervenu lors de la réunion conjointe des parlements des États-membres à Bruxelles sur la gestion des conséquences de la crise financière et sur un sommet informel de l’UE.
Le premier ministre tchèque et président du Conseil européen, Mirek Topolánek, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont donné aux représentants des parlements nationaux de l’UE, réunis au Parlement européen, une description des préparatifs et des objectifs du sommet informel convoqué par la présidence tchèque le 1er mars. Le sommet sera consacré à l’accomplissement du « plan de relance ».
« En premier lieu, il est nécessaire de stabiliser la situation sur le marché interbancaire. Je soutiens sans retenue les conclusions du conseil Ecofin du 10 février au cours duquel les ministres ont défini les deux principales missions qui nous attendent. D’abord purifier les banques des actifs toxiques qui sans cesse génèrent de nouveaux problèmes. Ensuite faire en sorte que les banques recommencent à prêter de l’argent, tant aux entreprises qu’aux ménages», a indiqué Mirek Topolánek. Il a également déclaré que les banques doivent regagner un espace et des conditions qui leur permettront d’accorder des prêts aux entreprises en bonne santé, auxquelles des commandes ont été passées et qui ont leur production, mais elles ne doivent pas être forcées au maintien artificiel d’une production non rentable.
Le président de la Commission européenne a soutenu l’avis du premier ministre tchèque qui estime que le protectionnisme peut doublement nuire à l’UE : en perturbant le meilleur instrument contre la crise, c’est-à-dire le marché libre, et en perturbant la solidarité mutuelle. « L’histoire nous montre que le protectionnisme approfondit les crises économiques et c’est pour cette raison que nous devons l’éviter », a indiqué José Manuel Barroso. Il a ajouté que si l’UE souhaite faire des propositions sur la gestion de la crise économique à l’échelle mondiale, elle doit être unifiée et coordonner ses démarches au niveau des États-membres et des institutions communes.
À la fin de la réunion conjointe des parlements et en réaction aux interventions des participants, le premier ministre tchèque et président du Conseil européen a appelé les députés à éviter le populisme préélectoral qui pourrait devenir le plus grand risque pour le développement futur. « On ne peut pas promettre sans vergogne aux citoyens qu’ils iront immédiatement mieux qu’avant la crise [...] briser le projet européen par sa méfiance », a indiqué Mirek Topolánek.
Découvrez ici le texte intégral du discours prononcé par Mirek Topolánek.
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Dernière mise à jour : 16.8.2011 15:45